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بسم الله الرحمان الرحيم





تاريخ منداس ومنطقته ( غليزان-الجزائر )



ESSAI SUR l’HISTOIRE DE MENDبS ET SA RةGION

(Relizane -Algérie)

(En langue Francaise)

(Par Lazreg Ouadah) A









TABLE DES MATIERES:





1) PREFACE
a -Par le professeur Mohamed Meflah
b -Par le professeur Benaouda Boutoual
2) DEDICACE
3) AVERTISSEMENT
4) PREAMBULE
-Mendès, ancienne appellation de la région
-Situation géographique
-Carte et délimitations géographiques
-Mendez, nom colonial
-Mendès et le tell, deux régions prospères
-Mendez, centre de colonisation
-Mendès, fief des Flittas
-Sidi M’hamed Benaouda patron des Flittas
5) LA RESISTANCE DES FLITTAS
-La guerre contre les Turcs
-L’insurrection des Derkaouas contre les Turcs
-L’insurrection de 1864 contre les Français
6) LA CITE DE MENDEZ
-La cité
-La première construction à Mendez
-Essor du village
-Extension du village
(7) LES EDIFICES PUBLICS ET INFRASTRUCTURES
-la gare et le chemin de fer
-La mairie école
-La nouvelle école
-Sacrilège
-La mairie
-l’Eau
-l’église
-L a gendarmerie
-La poste
-Les docks silos
-Les infrastructures sportives
-Le souk (marché hebdomadaire)
-Les rues
-Les routes
-Le développement post-indépendance
-Le secteur de la santé
-Le secteur de l'enseignement
(8) MODE DE VIE A MENDبS ou « un peu d’ethnographie »
-Economie
-Greniers de jadis
-Moisson d’antan
-Alimentation et mode culinaire
-La fabrication de la semoule
-La préparation du pain
-La ménagère des temps passés
-Le soulagement du progrès technique
-L'habitat
-Vêtements, literie, effets divers
-Un produit généreux, la laine
-Le métier a tisser
-Les ustensiles ménagers
-Le travail du cuir, les peaux de bêtes
-Le combustible
-L’enseignement
-L’école Coranique,
-La Zaouïa
-Les fêtes
-Sauvegarde du patrimoine
(9) LE SPORT A MENDES
-Le sport traditionnel
-La fantasia
-Le matrague
-La kora ou le (hockey local)
-Le sport Roi, le football
-L’histoire du football Mendésien contée par un ancien
-Le volley-ball
-Le club de football d’aujourd'hui
(1O) 1954-1962 OU LES DURES ANNEES :
-Le FLN ; premiers contacts, installation et organisation.
-La révolution à Mendès
-La guerre à Mendès
-présence des militaires Français
-principales batailles
-Bataille de Benabdr’him aux Choualas
-La bataille de Faidhelaatache
(11) PERSONALITES :
-Les cheikhs, talebs et imams
-Nos poètes
-Les notables
-Nos cadres
-Nos anciens
(12) POPULATION-PEUPLEMENT-LA BERBERIE-HISTOIRE ANCIENNE
-Histoire ancienne
-La Berbérie
(13) ARABISATION DE LA BERBERIE :
-Résumé chronologique des principales étapes
(14) ELEMENT HUMAIN-POPULATION -PEUPLEMENT
-Sidi Ali Benyahia ancêtre
-Ginéalogie
-sa vie
-Hagiologie
-Descendances:
(15) LES AWLIAS, SPIRITUALITة ET FONCTION SOCIALE :
-La Tariqua ou Toroquia, méthode mystique
(16) LES ENSEMBLES DE POPULATION OU ARCHS- TRIBUS :
- étude suscinte des tribus ou archs :
A-Les Béni Issaad, un arch séculaire
-présentation du arch
-frontières du arch
-les hauts Béni-Issad
-les douars des Béni-Issaad
-Les Béni-Issad du Kef
-Les douars
-L’école
B-Les Ouled Rafaa
C-Un grand Arch , les Chouala
D-Les Ouled-Sidi-Lazreg
E-Le Oued-Khelloug
F-Les Ouled-Barkat
G-Les Ouled-Sidi-Bekhedda
H-Les Ouled-Ameur
I-Les Ouled-Yahia
J-Les Ouled El-Hadj-Djelloul
K-Les Ouled-Smain
L-Les Ouled-Rached
M-Les Khetaièches
N-Les Kehails
O-Les Arabas
(1) P R E F A C E S


Par le Docteur Salah Habib :

Le Professeur Mohamed Meflah :

Le Professeur Benaouda Boutoual :

Mendès, ce village qui fut témoin de mes heures de bonheur intense connues dans ma tendre enfance va enfin avoir une histoire écrite née de la plume de Lazreg , un ami d'enfance.
C'est un ouvrage modeste mais qui fera beaucoup plaisir aux Mendésiens, puisque ce sont des fragments de leur histoire qui y sont racontés. Je salue l'abnégation et surtout la persévérance de l'auteur Ouadah Lazreg pour tous les efforts qu'il a consenti dans la réalisation de cet ouvrage. Ce projet qui lui tenait tant à cœur a finalement vu le jour. Il lui a demandé des heures de veille, des déplacements, beaucoup de sacrifices aussi. Récolter toutes ces informations n'est pas facile, les archives et les moyens faisant énormément défaut.
Je lui souhaite beaucoup de réussite dans les futurs projets qu'il espère réaliser car je sais qu'il faut un tempérament de fer pour arriver à ses fins dans un milieu aussi hostile. Les mentalités rétrogrades courent nos rues et n'encouragent pas de telles activités.
J'aurais aimé avoir concouru avec toi à l'élaboration de ce projet mais la volonté me fait défaut et apathique je suis devenu avec l'âge. Bonne continuation, mon ami Lazreg.

Benaouda Boutoual.

































( 2 ) DEDICACES

-Je dédie cet ouvrage à tous les Algériens et Algériennes. A tous les hommes et femmes de bonne volonté. A tous les hommes de plume, intellectuels, écrivains, historiens et chercheurs qui grâce à leurs travaux et autres productions littéraires, mis à la disposition des lecteurs, avec le souci de les vulgariser, nous ont permis de connaître des pans d'histoire de notre région, de notre pays ainsi que d'autres contrées et pays. Qui nous ont permis d'avoir un regard sur les autres sociétés et civilisations du passé. Je les remercie. Ils méritent toute notre gratitude et notre respect. Parmi ceux là en particulier :
- le Docteur Youcef Nacib de l’université d’Alger merci pour cultures oasiennes.
- Aoued Benabdellah , mon cousin et aussi mon inoubliable maître. Etudiant ou aux moments de ta vie active, tu as su nous faire profiter de ton savoir. Tu nous réunissais chez toi. Mémorables moments.
-Les professeurs : Abdellah Righi et Mohamed Meflah de Relizane.
-A mes premières maîtresses et mes premiers maîtres et tousceux qui le furent après eux. A tous ceux là, je leur rends un respectueux et reconnaissant hommage.
MadameMarie Jeanne Manchon, MadameViviane Philipi, Madame Renoir, Monsieur Tayane Boualème, L'égyptien Monsieur Abdoulkhalik, Monsieur Salah,Mon professeur de Français au CET de Relizane ainsi que Messieurs Bendjebour Mokhtar et Bouharira Athmane. Hommage à la mémoire de notre professeur, feu Kiès M’hamed.
Mon frère Hadj Benaouda, doublement maître. Merci pour la correction.

Aux autres aussi , mes frères, mes amis, mes copains

-A mes anciens copains du CET ( 1964-1968) : Abdellah, Chaambi, Rouabah, Hachefa, Sebai, Baalèche.
-Monsieur Lahmar Abbou, secrétaire à l’inspection primaire (Relizane 1963), puis notre pion à l’internat. Merci pour tout. Je vous dois beaucoup et vous avez oublié.
-Ma pensée va au Frère et Imam Taleb Amar ; Lové dans ma mémoire. HMD (Ouargla), terre de récoltes.
- A Kouider Mohamed (Kabrane), dire qu'à HMD, fut la rencontre.
-A la mémoire de Berkane Lazreg.
- A mon ami Abdelkader Benhiba qui m’a beaucoup aidé par son apport de documents. Soutenu et encouragé par toi, Je te remerciepour tout ce que ta as fait accessible ami.
- Hommage particulier a Benaouda Boutoual, Copain d’antan. Inaccessible « ami »
Je sais que tu n’aimes pas utiliser ce mot. Je crois que tu as raison. Prends ta plume tu nous prive!... Silencieux volcan, a quand ton irruption ? Ta lave nous réchauffera.
-Mes remerciements à El-Hadj-Boualem Benguerdi qui a été généreux.
-Je remercie aussi Abdelkader Mokdad et si Mohamed Benahmed des Choualas pour leur aide.
- A mes amis Nedder Lazreg, Bouazza Mohamed, Mecheri Lazreg, Zeggai Lazreg et Zeggai Mohamed, Abdelkader Benyamina, Mokhtar, Hamouda, Hadj Missoum, Hadj Mohamed Boughalia, Hadj Bekhedda Betrari, Bekhedda Tahar, Abdelkader Benabderahmane, Ali Mohamed, Abdelkader Ouadah,Aliane Hamdadou et tous les autres.
-Au Docteur Habib Salah ; là bas de l’autre côté de la Méditerranée à l’affût d’éphémères intensités. Végéter au patelin est notre lot. Merci pour" l’intensité de l’éphémère" . A quand le prochain ? Mon premier est sur les rails. J’espère qu’il entrera en gare l’été prochain In Cha Allah !... Youg en est l’un des personnages. Le dernier mot sera pour toi. Comme convenu !...
-A Omar Kébir de Kouba, homme sérieux. Resté là bas à HMD. Bonjour la P-58 .Beaucoup de regret, hélas , j’aurais aimé rester. Mais!... Bonne Lecture. Merci. Sacré Omar !...
-A Abada Abdelhafid d’ Oran, j’ai eu vent, hélas !... Les à-coups. Compatissantes pensées. Bonne santé.
-Bendaoud Talbi ; mon ami ; Dommage ! Mon ulcère a été pour beaucoup.
- Lakhdar Harzelli ; Merci pour la visite du Saint Sidi-Okba !...Le lait de chèvre et les dattes.Ramadhan 1974 ; comme le temps passe vite !...
-A Abdeselam Fekih; ressuscité ; Inoubliable homme ; Je te salue!...Tant mieux et longue vie !...
-A Fékir Moussa de Kouba, qui peu t'oublier. Ton souvenir est toujours vivace.
-A Messaoud Bouhouia de Laghouat, homme correct, je te salue.
-A Mr Babagayou Mohamed Rafik, notre ingénieur en chef. Les valeureux hommes comme vous sont inoubliables.
-A Sam l’Algérois ; Oui, je suis le Kabyle d’Oran !...
-Puis toute la bande de l’ UTS, du GPL sud et nord, du 24 et d’ Irara. Allaouia, Sari, Boulenoir, Benallal, Benouali, Hadji, Abida , Rouainia , Houideg , Hasenenin e, Bouziri, Ali Benali, kadda Beldjilali, Hadj Said, Naceur, Zidane, Norredine Benabdessadok, Abdellah, Belfodil Kaddi et Mohamed, Hocine Naak et tous les autres ; Premiers amis à l’aube de ma vie, jamais l’oubli n’a effleuré mes pensées. Gravés, incrustés, sertissures dans ma mémoire, soyez destinataires de mon affection.
-A Hadj Menouar ; Relizane et Oran. L’expérience est toujours bénéfique.
-Bouaziz Sabik, Djahida (d’Oran-Bastié) et leurs enfants; (ma fille. les apoupelles). Mes pensées vont affectueusement vers vous. A toi aussi Vif Abdelkader ; " Zergoug a vieilli maintenant !...".
-Les Berrached et Abdelkader Bouchikhi ; Aux Amandiers, gîte et couvert; merci !...
-A Mes cousins Abdelkader et Bettache. Mes beaux frères Lazregt Nedder et Djelloul
-A Salim Belaka de Ain-Choucha (Oued Righ) vous possédez l'art et le sens de hospitalité. Instants inoubliables à H.Messaoud .
- A Aziz Houamel ; Ta générosité te sauvera !...Inoubliables êtres.
-A Abdelaziz Loualiche ; Souvenirs de galère à HMD (2005); Fière Kabylie, tu as imprégné mon âme!...Aux Ouacifs, j’y serai en été in cha Allah.
-A la fière Chaouie, Touati Amina " Au rossignol " , je souhaite tout le bonheur. Fugaces instants mais gravés !...
-A Ghani, Abedelmalek, Zoheir et son père Mesbah à tous les Zouies de Khenchela !...
-A Moussa et Hamida Bouazza de Ouargla ; Généreux Arabes du Sahara.
-A Amel Othmani ; Madame Faiza, Fawouzia de Besra au boulevard à HMD. Merci pour tout!...bienveillantes princesses.
-A mon frère Hamid et Khelil ; Ailes brisée. Coeurs blessés !...
-A mes enfants, mes nièces et neveux, a tous mes proches.
-A mon cousin Hadj Nedder, ses fils Lazreg, Mustapha, Ahmed et Djamel.
-A mes beaux frères Djelloul, Lazreg, Nedder et leurs enfants.
-A Boukhelif Ahmed et Beldjilali Mohamed ; votre estime à notre égard nous touche profondément.
-A Hadj Mohamed, ses enfants Rachid et M’hamed ; mes neveux.
-A tous les gens de Mendès, les ruraux comme ceux du centre.
-Enfin, un hommage a la mémoire des Mendésiens et Mendésiennes, de toutes celles et de ceux que j’ai connu et qui nous ont précédé à l’ultime étape. نسأل ألله لنا ولهم الرحمة
(3) A V E R T I S E M E N T.

Il n'a jamais été dans mes prétentions d’écrire une oeuvre historique. Cela est au dessus de mes capacités. Seul un historien peut le faire. Cet essai personnel est fait en amateur et il n’engage que moi. Que l'on me pardonne les imperfections et les erreurs qui s'y trouvent.
-Le désir d'écrire la petite histoire de notre chère région Mendès, m'a depuis longtemps obsédé. Cela depuis avoir acheté lu et relu et que je relis encore le merveilleux livre du docteur Youcef Nacib de l'université d'Alger. Un livre formidable intitulé "Cultures Oasiennes".La lecture de ce livre a été le facteur stimulant. Je m'en suis inspiré dans la construction de ce livre. C'est une étude approfondie de l’oasis de Bou-saada et de ses environs. Peut être que l'histoire de Mendès est de moindre importance par rapport à celle de Bou Saada ou d'autres lieux. Cela est vrai. J’en conviens, mais à chaque contrée sa propre histoire. Ainsi m’est venue l’idée et le désir d’écrire quelque chose sur ma région, Sur Mendès, « mon bled ». Ce n’est pas une prétention farfelue. Non !... Pour moi Mendès, mérite plus que cela . Le style ou la qualité du travail m’importent peu. Mais L’essentiel est d’avoir essayé.
-J'ai par le passé et a plusieurs reprises demandé a un gars de notre patelin
( le silencieux volcan) qui d'ailleurs m'est cher, de faire ce travail d'écriture car il en a toute l'aptitude demandée, surtout littéraire. Celui-ci a refusé. Peut être que le travail le rebutait ou lui a paru fastidieux, j'ai alors pris mon courage a deux mains et je me suis lancé dans cette petite aventure, qui je l'avoue m'a apporté une certaine satisfaction, surtout morale. Je m'en réjouis donc!... J'espère qu'elle ne sera pas la dernière.
-Quel intérêt pour cet écrit, peut on me reprocher ? D’autres diraient peut être aucun. Moi je suis sûr d'une chose : C'est que de notre vivant ou bien après nous, il y aura ne serait-ce qu'un seul homme ou femme (de Mendès ou une autre contrée) qui lira ces pages et découvrira quelque chose recherchée, ignorée ou bien trouvera une réponse à une question. Ou tout simplement par envie et désirs nostalgiques, voudra se remémorer et se ressourcer.
-Sous d'autres cieux et chez d'autres sociétés, les gens écrivent les histoires de bien plus petits pays que celui de Mendès. Le simple hameau, le plus petit recoin est déchiffré, étudié, classé et répertorié et avec quels moyens s'il vous plait!... Ouvrages littéraires, films etc. ...On ne lésine pas sur les moyens là bas. Car tout est disponible. Toute contrée dans le monde, mérite d'être contée, étudiée par rapport à son histoire qui devra aussi être sauvegardée. Le plus petit événement à sa place dans l'histoire des hommes et du monde. Mon souhait est de voir des gens s'intéresser par ce genre de travail à travers toute l'Algérie. Cette merveilleuse activité d’écrire permettra de combler un manque criant en la matière.
Un domaine précis ; qui est l'écriture de nos petites histoires locales, constitue un terrain vierge. Celles-ci, de par leurs petites ou grandes importances, enrichissent nos propres cultures, celles de nos terroirs d’abord, puis dans les espaces plus larges.
-Pour moi, raconter l'histoire de mon village et sa région, écrire les petits ou grands événements qui s’y sont déroulés, décrire sa géographie et parler des lieux et des espaces physiques qui en font partie, constitue plus qu’un devoir. C’est un honneur, un appel, un hommage que je dois rendre a notre région. Celle de mes ancêtres , celle qui m'a vu naître et ou j'ai aussi grandi. L'élément essentiel qui est sa population, constitue bien sur et surtout le plus grand intérêt. Tout cela, ai je dit constitue pour moi une passion et un désir irrésistible et c'est à quoi, je me suis attelé. La réussite sur le plan littéraire ou professionnel de cet essai, de ce tout petit et modeste travail, m'importe peu. L'essentiel est d'avoir essayé et cela me suffit amplement !...
-Dans ce travail, les sources dans lesquelles j'ai puisé pour noircir ces pages, sont les suivantes :
-L'élément matériel (physique) : C'est a dire tout ce qui fait partie du territoire : L’espace, forêts, montagnes, routes, rivières, bâti, village, douars etc. ...
-L'élément événementiel : L'action des hommes, des populations, les événements qui se sont produits au cours de l'histoire de la région. Ceci m'est fourni par la mémoire des vivants, de la légende colportée à travers le temps, par mon questionnement des gens surtout les anciens.
-L'apport personnel : Constitué par de nombreuses écoutes mémorisées pendant toute ma vie, c'est à dire ma propre connaissance, ma propre mémoire. Mon témoignage en tant qu'élément issu et appartenant à cet ensemble. Objet de cette étude. Donc faisant partie intégrante de la société Mendésienne.
-Bibliographie : Constituée de quelques livres et écrits, mentionnés en fin de cet ouvrage
-L'Absence déplorable d'archives au niveau local, ainsi que le peu d'engouement des gens pour contribuer par un quelconque renseignement, m'ont contraint a faire avec les moyens du bord. Ce travail aurait pu être mené avec plus de précision si les possibilités de consulter des archives fiables m'étaient offertes (documents, lettres, manuscrits ou journaux d'époque).
-Ce travail n'a en aucune manière la prétention d'être exhaustif du sujet. Je me suis donc appuyé sur l'oralité légendaire dans une grande proportion. Les moyens didactiques utilisés pour la rédaction et tout le travail nécessaire à cet ouvrage sont réduits au strict minimum. C'est seulement avec mon stylo et mes cahiers que j'ai pu mener à terme ce modeste travail de recherche, de réflexion, de description, d’écriture et d'espoir. Néanmoins avec l'acquisition récente d'un micro-ordinateur, j'avance mieux dans la réalisation de mon petit projet.
-Les aimables lecteurs voudront bien m'excuser pour les lacunes et erreurs contenues dans cet humble texte. Toute remarque, suggestion ou correction de leur part, sera la bienvenue, Cela me ferait énormément plaisir et sera considéré comme un encouragement.
(4) PREAMBULE

MENDES, ANCIENNE APPELLATION DE LA REGION :
-Les anciens habitants de la région ainsi que ceux des zones limitrophes désignaient par ce nom "Mendès", toutes les terres qui se situent sur les territoires des communes de Rahouia, Oued-Essalem, Mendès et Sidi-Lazreg. C'est a dire toute la zone se trouvant au sud-est de Zemmora et qui, selon certains, s'étend jusqu’aux piémont du djebel Guezoul, proche de Tiaret. La région de Mendès occupe donc la majeure partie du territoire se trouvant entre Relizane et Tiaret. Elle se situe en plein milieu de l'Atlas Tellien. Cette appellation est antérieure a la période ou a été crée le centre de colonisation appelé "Mendez " et ce vers la fin du dix-neuvième siècle. Donc Mendès ne signifie pas uniquement le village (la cité), mais toute une région. Mendès n'est pas seulement une ville ou un village. Mais c'est toute une région. Un immense plateau situé à l’est de la ville de Relizane, constitue l'aire qu'elle occupe.
SITUATION GEOGRAPHIQUE :
- La position géographique de la région de Mendès est estimée aux données suivantes :
Longitudes : 0° 15، et 0° 40،
Latitudes : 35° 15، et 35° 75 ،



Salem alikoum bien le bonjour C'est avec. Emotion que je me permet De vous écrire fils de mecheri benaouda De mendes ben yassad oueldi si du lazreg Chaala oubihh Il me reste mon cousin mecheri lazreg ould m'hamed à mendes et mon cousin mecheri lakhdar de kenelnda ainsi que le fils de mon cousin nedder qui était maire a sidi lazreg Ce petit mémorium est de souvenirs invoqués Par mon père faut mecheri benaouda fieu ai son âme allah yarhmou Et savoir s'il vous plaît si des personnes Ont connu ou connaissent les personnes citées Pour ma part j'habite à lyon depuis 1964 Ou mes parents m'ont élevé j'avais 4 ans à cette époque. Aujourd'hui j'en ai 59 Je vous embrasse par avance Cordialement
Mecheri m'hamed - Invalide - Lyon, France

05/07/2019 - 405306

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Douar Rahahla, L'Hamam, Choualla, L'Fregnia,l'Âamamra, Sifi Mha Bakhada...toute mon enfance! .. l'émotion est immense à la lecture de cet article. Où peut-on se procurer ce livre ? Merci Monsieur OUADAH de chérir et flatter notre histoire et nos mémoires.
BENABDALLAH - Cadre de Santé - Nouméa, Polynésie française

21/05/2018 - 377857

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Bonjour, j'aimerais svp recevoir l'essai sur l'histoire de Mendes, Mon pere etant de Beni Issad, je veux en savoir plus. Est ce que quelqu'un parmi vous pourrait me l'envoyer?
FATIMA BEKHEDDA - Mostaghanem, Algérie

02/10/2016 - 312049

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Bonjours les Amis, les frères et les copain de ma ville aimée MENDES je vous salue d’ici des terres de l'exil pour vous montrer mes meilleures pensées toujours envers vous du petit au grand, à tous les Mendesiens de l'époque de ma jeunesse ..... j'espère que vous vous rencontreriez toujours au stade communal pour partager quelques moments de plaisir, que vous avez toujours un espoir d'évoluer vers un avenir meilleur, vers un développement de la ville et vers une meilleure prise en charge de notre jeunesse de MENDES passez svp mon message à tous les responsables qui dirigent la ville en ce moment pour leur exprimer ma joie de voir des personnes qui concrétisent nos souhaits de l'époque de faire évoluer la ville de mendes, ces préoccupations restaient toujours en dernière position par rapport aux intérêts personnels des responsables locaux ! Abdelghani
BENTALEB ABDELGHANI - MEDECIN - AMIENS, France

25/08/2015 - 274245

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j'adresse ce message à Berrached Mohamed Ça m'a fait plaisir de lire ton message surtout que j'ai vu que tu es de Beni Issaad car ma mère (HAMIDI) est née à Beni Issaad comme on dit EL HAMMAM j'aimerai bien correspondre avec des gens de là-bas. Merci
REGUIEG Mounir - Retraité - Oran, Algérie

29/06/2015 - 264641

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En 1760, après de nombreux et décimants échecs, ils reconnurent la suprématie turque. Les Beys les classèrent rayas(tributaires) à l’exception des Hassasna qui furent makhzènn et installèrent un kaïd turc à Kef el Azreg sur la haute Menasfa, à 5 ou 6 kilomètres de Mendèz. Source C.N Mairin extrait partiel Zemmora-mixte (1896) une tribu qui a disparu de la nomoclature des tribu de l'aghalik de flitta ,j'aimerai bien avoir des informations si vous y possédez.
fouad - sba, Algérie

12/11/2014 - 221048

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Bonsoir Monsieur OUADAH, Ce que je viens de lire m'a laissé sur ma faim. Je recherchais des informations de Berrached et j'ai été agréablement surpris par l'extrait sur l'histoire de Mendès que vous présentez. Je vous tire chapeau pour l'investissement intellectuel et les efforts de recherche que vous avez déployés et vous encourage pour la continuité de votre noble labeur. Je suis un Berrached de Béni Isaâd, mon père Kouider (dit Bezeggay) est né en 1898 à Béni Issaâd; il avait comme frères Mohammed et Safi. Je suis donc fortement intéressé par votre travail et je vous saurais gré si vous pouviez me tenir informé de sa publication. Bonne continuation et merci encore!
Mohammed Berrached - Retraité - Oran, Algérie

09/11/2014 - 220083

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Aperçu sur notre histoire commune. HISTOIRE DE FLITTA ( zemoura mendes kenenda). LES BERBERES (plus anciens). EX: ZEMOURA =tazemmourt=nom kabyle qui signifie" les oliviers". LES ROMAINS:APRES LA CHUTE DE CARTHAGE. LES VANDALES(429-534) LES BYZANTINS(534-670) LES ARABES(670-1518):les premiers arabes sur le territoires flitta (oulad yahia) vers 1050(de beni oumeia). FLITTA :5 GRANDES FRACTIONS 1 / OULAD EL AID (4 TRIBUS) 2/CHELLOG KEBAR (4 T): dont ouled barkat et oulad sidi lazreg. 3/CHELLOG SEGHAR (5 T) dont amamra ,beni-issaad-chouala-beni dourguen et oulad rafaa. 4/OULAD ROUMIA (5 TRIBUS). 5/BENI-LOUMA (1 tribus). NB: entre les tribus sus cites c'est pas le grand amour a l’époque. LES TURCS(1518-1830) LES FRANCAIS(1830-41 à 1962) MENDES: fondé en 1870. Avec les terres de ben-issaad et ouled rafaa logiquement devrait s'appeler BIEZ car ce les terrains de ce nom qui ont servi a le fonder avec KENENDA,BORDJ RAHOUIA et les fermes avoisinantes. POPULATIONS : 98 européens naturalisés 16 indigènes 1 marocain 144 européens étrangers 2 familles israélites KENENDA crée en 1880 sur les terres de OULED RAFFAA. REMARQUE/ CHOISISSEZ VOS ORIGINES ??? :!!!!!!!!
REZAK - docteur - france, France

18/11/2013 - 149338

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pour ecrire une histoire d'une region ou d'un village il faut etre noble et son etre rasiste une grande differance de parler dans les souks et de ecrire une ligne de l'histoire et merci a tout qui aime son village ou douar natale
aek kenenda - retraite - kenenda, Algérie

22/10/2013 - 140162

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salam saha aidkoum. mon message cest personnellement a mon frere est mon voisin le docteur madjid abderrezzak enfin jai pas trouve que cela alors ,jai decider de donner mon nummero de telfonne (05113480839)enlever le premier chiffre le zerro .merci madjid saha aidek bonne sante.ben
BENYAMINA Belarbi - logistik - hannover, Allemagne

12/08/2013 - 113972

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c'est un projet d'envergure que vous avez entamé là et sincèrement, nous avons vraiment envie de lire un livre qui touche à notre propre histoire. nous avons envie de revivre les instants passés et marcher sur les pas de nos aïeuls. Moi personnellement, je me sens mal à l'aise lorsque je rentre dans une bibliothèque ou bien je surfe sur internet et je vois ces bouquin ou bien ces articles qui traitent de l'histoire d'une ville ou d'un lieu et qui sont écrits par leur propre enfants. Et à titre d'exemple, les Kabyle en sont champion, que ce soit dans leur littérature, leurs essais, leurs poésie, leurs chansons... En tout cas, je suis impatient de voir voir ce projet se concrétiser sur le terrain et j'attends un jour où je verrai(s) INCHALLAH, ce livre sur les étagères des bibliothèques. Bon Courage maitre Ouadah, et s'il y a quoi que ce soit que nous puissions faire pour vous aider, nous sommes à votre service.
F. SAMIR - Fonctionnaire - Mendes, Algérie

28/07/2013 - 111110

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SALAM message reçu, j'attend avec impatience de nouvelle information allah yehfadkoum....tssomou b'saha incha allah
HAYET - MARSEILLE, Algérie

05/07/2013 - 106712

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J'ai noté les renseignements que vous donnez et je vais voir avec l'état-civil de notre commune. Je vous tiendrais au courant dès que j'aurais glané quelque chose . Salut !...
Ouadah Lazreg - Retraité - Mendès (Relizane) Algérie, Algérie

26/03/2013 - 84929

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Salam aleykoum...merci d'avoir prit en consideration mon message !.....je n'ai pas trouvé vos coordonnés dans votre message...sans quoi ke suis obligé de vous détailler le tout ici .Voici les elements que j'ai à disposition : grand père paternel : Bendrer Abdelkader ( sur l'acte de notoriété c'est ecrit Benderar) .... né en 1890 au douar de Beni Issad. grand père maternel : Bendrer Djilali né à Ouled Barkat, le 08/11/1913 fils de Boualem ould Chahloul.
k.h - marseille, Algérie

19/03/2013 - 82753

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Salame Alaikoume!... J'aimerais bien vous venir en aide mais vous n'avez pas donné suffisamment de renseignements pour cela.D'abord, quel est le nom (et prénom) de votre grand père qui est né à Béni-Issad (Commune de Mendès)puis en qu'elle année il est né (meme approximativement- illico pour votre grand mère de Ouled-Barkat)?... Enfin, Vous pouvez contacter par écrit directement Monsieur le Président de l'A.P.C ( le maire) de Mendès -Relizane-48135-Algérie. Ou ma personne dont vous trouverez les coordonnées sur ce message même. J’essayerai de faire des recherches en ce sens.
Ouadah Lazreg - Retraité - Mendès (Relizane) Algérie, Algérie

19/03/2013 - 82516

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Salam à tous, ravie de trouver des propos ici, je m'y sens comme chez moi, j'essaye avec le peu de sourcs que j'ai d'établir une lignée de mes ancetres, mais en vain, du cote paternel j'ai un grand pere originaire de beni issad et cote maternel grand pere originaire de ouled barkat, je sais que des douars sont dans la région de mendes, si quelqun pourrait m'aider de près ou de loin, à en savoir plus, se serait un immense honneur que de receuillir tout ce que l'on pourrait m'apprendre. barakallah ofikoum.
k.h - voyages - marseille, Algérie

14/03/2013 - 80920

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Salame Alaikoume........ Oui en effet, la grappe Mendessiènne s'amenuise de plus en plus par la disparition de l'un des honorables enfants de Mendes. Il vient de disparaître à son tour comme nos frères et soeurs qui nous ont devancés pour l'autre monde. Notre frère Benamar A'amar restera dans les coeurs et les mémoires j'en suis sûr. J'ai prié pour lui quand il luttait contre sa maladie.Nous lui avons rendu visite avec notre frère Mokhtar O/ Si Saïd deux ou trois jours avant son décès. Il était mal en point mais il avait trouvé la force de discuter comme à son accoutumée. Nous avons passé plus d'une heure avec lui et il était très content de notre visite. Nous avons trouvé un homme pieux, résigné acceptant قدر الله en parfait moumine son sort. Qu'il repose en paix pour l'éternité. Je demande à tous ceux qui l'on connu de prier pour lui..................... ألله نسأل لنا وله ال رحمة والغفرة.
Ouadah Lazreg - Retraité - Mendès (Relizane) Algérie, Algérie

26/02/2013 - 75726

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En dépit de maladresse et un soir de tristesse,il vient de s'écclipser du théâtre de la vie,notre cher et valeureux instituteur BENAMAR Amar ALLAH YARHAMOU. Il a tracé une voie vers l'immortalité d'un grand témoignage des générations déjà actives par sa rigueur d'enseigner,sa discipline de fer.II a bien su accomplir,fidèlement, sa mission de faire apprendre à ses élèves le message de la différence.MENDES vient de perdre un de ces bastions comme les dernières perles d'un chapelet fortement usé. *
BENHIBA AEK* - CADRE DE LA SANTE* - RELIZANE*, Algérie

02/02/2013 - 68755

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Un article m'a beaucoup remué, c'est celui concernant la construction d'avions à Relizane. Oui ! C'est vrai et même plus que vrai puisque l'article de Mr Isaac B, qui est un journaliste au courant des décisions "Wilayales" nous l’apprend. L'article en question est en bas de mon commentaire.... Les décideurs de la wilaya de Relizane, au lieu de relancer le projet de mise en valeur de la plaine de la Mina, veulent maintenant une usine de montage d'avions. "Khasse El Aamia ghir el k'holle". Oui!... c'est bien de construire des avions, des bateaux et même des fusées mais avant cela, je crois qu'il serait plus judicieux de relancer l'agriculture en valorisant la plaine de la Mina. Cela est beaucoup plus raisonnable je crois. Le fameux projet de l'irrigation de la plaine de Relizane "projet cher à feu Houari Boumedienne" n'a toujours pas vu le jour. Pourquoi? Personne n'ose apporter un éclaircissement sur le retard (et j'èspère que c' en est un) ou l'échec ( et j'ai peur que c'en un). Mr le "nouveau" Wali voudrait-il relancer ce projet Ce serait tout à son honneur. Quand à nous, nous ne serions que parfaitement heureux. Y'à t' il à Relizane ou en Algérie ou même ailleurs un passionné par la relance de projet d'irrigation de la plaine de la Mina (Relizane)? Manifestez vous donc svp !... Ce qui suit est l'article qui a suscité ma réaction, le voici : "Cette usine, qui produira des avions d’une et de quatre places, est la première en son genre en Afrique», a affirmé le Wali. Située à moins de 40 km du port de Mostaganem et jouxtant l’autoroute Est-Ouest, la nouvelle zone industrielle implantée sur le territoire de Sidi Khettab, commune sise au nord du chef-lieu de la wilaya, s’étalant sur une assiette foncière de 2.700 hectares, fera de Relizane un pôle industriel de grande envergure, a souligné M. Hamzaoui, directeur des PME/PMI, qui précisera en outre que toutes les mesures ont été prises avec les services concernés pour l’aménagement de la première tranche estimée à 500 hectares. Les avantages qu’offre ce nouveau site, représentant, selon le wali, une zone intégrée du développement industriel, n’a pas laissé indifférents les opérateurs du secteur puisque, affirme-t-il, «les services de la wilaya ont reçu, durant ce premier trimestre, 102 dossiers d’investissement». Encore, ajoute-t-il,« il est question de la création de grandes entreprises. Dans quelques jours, elles seront, pour une première étape, 18 entreprises et sociétés spécialisées notamment dans la tuyauterie (AEP et gaz), la câblerie (fil électrique et industriel) et une algéro-espagnole, à venir s’installer.». Des clauses ont été conclues avec les investisseurs pour recruter la main-d’œuvre locale et lui assurer surtout la formation et la qualification, a noté le wali qui soulignera au passage qu’ils tableront sur la création de pas moins de 17.000 postes d’emploi dans les deux prochaines années. «Si les 5.500 petites entreprises établies sur les différentes zones de la wilaya emploient actuellement près de 18.000 personnes, notre objectif est de doubler cet effectif d’employés», a rassuré le Wali. Le directeur des PME/PMI a précisé que la commission d’assistance de localisation et du développement de l’investissement (CALPI) a traité, durant le premier trimestre de l’année en cours 201 dossiers et en a validé 99, entre autres, deux unités d’enfutage des bonbonnes et surtout sept demandes de création de cliniques chirurgicales. Cet essor économique sera boosté par l’édification d’une unité de montage de petits avions près de la piste d’atterrissage de Oued Djemaa. Cette usine, qui produira des avions d’une et de quatre places, est la première du genre en Afrique, a noté le Wali. Non loin de Sidi Khettab, la zone d’activité de Belhacel a connu une extension de 150 hectares pour accueillir 44 nouvelles entreprises. «Diversifier notre activité et multiplier notre industrie manufacturée et de transformation est notre credo», a conclu M. Hamzaoui en appelant les investisseurs à venir profiter des opportunités qu’offre Relizane dans ce sens. Issac B dans El-W. depuis le mois d'avril 2012.
Ouadah Lazreg - Retraité et passionné par la recherche dans le patrimoine local - Mendès (Relizane) Algérie, Algérie

13/12/2012 - 50308

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Aujourdhui mardi 11 décembre, j'ajoute ces lignes concernant les Flitta de la région de Relizane, Mendès et Rahouia (Algérie) Bonne lecture! LES FETES POPULAIRES Introduction : Les fêtes ont de temps constitué des activités nécessaires, irremplaçables dans toutes les sociétés, elles sont pour les hommes des exigences culturelles de premier ordre. Les gens dans toutes les sociétés à travers le monde et l’histoire se rassemblent à des échéances fixées ou promptement pour laisser apparaître leurs joies. Débauches de rires, d’insouciances, de bonheur. Les occasions ne manquent pas, il peut s’agir d’une bonne récolte après une saison pleine de labeurs et d’attentes, mariage de deux êtres, d’une réussite quelconque comme une victoire sur l’ennemi ou tout simplement la conquête d’un titre ou d’un diplôme. Les fêtes ne signifient pas que cela, mais participent aussi de rites, d’enseignements, d’initiations, bref, un étalement culturel. Les festivités ne se déroulent sans réjouissances alimentaire que très rarement. Le mot "tâame" veut dire (nourriture, alimentation, repas) et le mot "wâada" du mot (rendez vous régulier, calendrier, échéance). Les fêtes sont donc synonymes de ripailles, la profusion de nourriture est évidente, Chez les Flitta, c’est le " tâame " (couscous) beurré accompagné de viande d’où l’utilisation du mot "Tâam" et à des dates régulières, d’où le mot "wâada" (échéance, rendez-vous). Les Tâames aux Flitta sont nombreux ; celui de Sidi M’hamed Benaouda en est le plus important (voir le chapitre suivant). Ceux dédiés à Sidi M’hamed Bekhedda, Sidi Rached, Sidi Lazreg et le cheikh Benaissa sont de moindre valeur et ne durent que vingt quatre heures. L’annonce des Tâames se fait par le biais du "berrèhe" (crieur public), accompagné par quelques "mokadems-khodam" (serviteurs) du mausolée. Tout cet équipage déambule dans les rues, portant la "Raya" ou le "Aâlam "(étendar, drapeau) du saint. L’annonce se fait en général le jour des souks de la région. La Wâada de Sidi M’hamed : C’est la fête la plus importante des Flitta, elle dure sept jours. Cette fête draine des pèlerins et visiteurs de tous les coins et recoins des Flitta. Elle a acquis une grande réputation, en plus des Flittas et de toute la région de Relizane ce grand rassemblement draine des multitudes de Zouars (pèlerins-visiteurs). Ils viennent de partout, d’Oran de Sidi Bel Abbès d’Alger etc.… Des milliers de personnes pendant une semaine se rassemblent à sidi M’hamed Benaouda. Les poètes ont chanté cette fête qui reste gravée dans l’âme de cette société. Autrefois quand le Tâam (la fête) avait sa place dans les us et coutumes puisqu'il constituait l’événement majeur de chaque année, les gens dans les douars et à l’approche de cette fête ne vivaient que pour cet événement grandiose. On se dépêchait, on s’éreintait pour terminer les travaux liés à la moisson, il ne faut surtout pas rater cet événement annuel. Celui qui restait à la maison ou au douar, car il faut bien en assurer la garde et prendre soin des bêtes, pouvait demander ce qu’il voulait en consolation et en réparation de sa privation de la fête. Pour être au rendez, il faut ensiler le grain, engranger les foins, acheter les habits neufs avant l’annonce de la fête. La veille du Tâam, sur les routes menant à Sidi M’hamed, des groupes, des familles entières, populations de douars complets se déplaçaient. Rien qu’à cette étape de la fête, le spectacle était magnifique. Longues files sur les chemins et les routes conduisant au sanctuaire du Saint. Les hauts Flitta, dans des cohortes d’hommes, de femmes et d’enfants, qui sur un âne, qui sur un cheval harnaché, qui en croupe sur une bête ou simplement a pied, voyageait pendant tout un jour, la distance est assez importante. Les mulets et les ânes étaient chargés de tentes, d’ustensiles, de semoule pour le couscous, de moutons à égorger et même du bois pour cuisiner. Vers les lieux de l’amusement, de la rencontre, des joyeuses réjouissances, de la grandiose fête, tout ce monde se dirigeait Ils s’arrêtaient au lieu dit "El Madjen" (rétention naturelle d’eau de pluie qui servait à abreuver hommes et bêtes). Dans cette halte, on y préparait à manger et on se reposait pour continuer le chemin. Tous les Flittas convergeaient vers le mausolée de leur patron. Des milliers de gens venaient au rendez vous et l’événement se répétait chaque année. En fin d’après-midi, les familles et douars se rassemblaient dans une même "Z’malla" (campement) pendant une semaine entière, la vie y sera grouillante. Un peu à l’écart, on dresse deux ou trois autres "kheimas" (tentes), elles seront destinnées aux " dhouyoufe " (hôtes-invités), plus loin, on y aménageait une place pour la "ret’aa" (espace destiné à accueillir les chevaux). Tous les environs du mausolée étaient parsemés de ces z’malla, des panaches de fumée se dégageaient et l’odeur du couscous quotidiennement préparé remplissaient l’espace, tout un cheptel était égorgé pour le couscous de la fête. On allait à l’Ouèd Mina proche pour y rapporter de l’eau. Une paire de "B’rèmille" (barils, fûts en bois) que l’on chargeait sur les ânes. On égorgeait les moutons que l’on suspendait pour les vider et les dépecer et les vider. De ces scènes, on en voyait chaque jour et cela contribuait à créer l’atmosphère particulière de la fête de Sidi M’hamed Benaouda. Chaque après-midi, accompagnées des sons des ghaïtas et des Guallals, on peu assister à des épisodes successifs de "fantasia" (galops de chevaux). Elles se jouent sur l’aire prévue à cet effet (voir fantasia dans l’ouvrage), ces exhibitions équestres se déroulent toute l’après-midi, jusqu’au crépuscule. Que de poussière et d’odeur de poudre brûlée. Des groupes de cavaliers qui viènnent de loin, d’autres Archs, les M’djhahers de Mostaganem, les Akerma, les Béni-chougrane de Mascara, de Sougueur et de Tiaret et de bien d’autres contrées. Chaque deux ou trois jours étaient destinés à un tâam particulier, il y’ à celui appelé " Tâam-El-Guèda", celui dit "tâam El-Kheima", en symbole à celles que le saint tenait pour y abriter ses hôtes et ses élèves disciples. Aux Flitta, une cotisation se faisait tout au long de l’année pour acheter les "flidjs" (pièces d’étoffe à base de poils de chameaux). Ces flidjs seront commandés dans la région des hauts plateaux, là ou ils sont fabriqués car c’est le lieu de cet artisanat. Chaque région des Flittas se doit d’apporter sa part. Les flidjs seront de destinnés à la confection de la kheïma (grande tente) dédiée au Ouali sidi M’hamed Benaouda, elle ne sera dressée que le jour de la grande fête de sidi M’hamed, C’est alors qu’un spectacle grandiose va s’offrir aux yeux des visiteurs : des équipes d’hommes vigoureux armés de leurs redoutables "matragues" (gourdins), représentant les différents ensembles de Archs, accompagnés par d’autres hommes munis de " makhièttes" (grosses aiguilles) et de fil. Ceux là, ont la charge d’assembler et de coudre les étoffes en vue de constituer la kheima. En une espèce de joute et dans leurs efforts de hisser la kheïma, les pseudo guerriers tentent de faire pencher celle-ci en direction de leurs territoires (les hauts et les bas Flitta se bagarrent fraternellement). Cela se fait dans un vacarme et un tumulte digne d’une "Zaza" (bagarre générale), belle simulation d’une rixe, mais comportant de réels risques. Seuls les hommes aguerris au maniement du bâton pouvaient participer à cette joute, il y à risque de blessures. Sous la poussière, les clameurs et galvanisateurs youyous féminins, l’envoûtement de la Djallala intonnée par de puissants gosiers masculins, les fiers Flitta, dans leur fête, s’en donnent à cœur joie. Chaque groupe, essayait de faire pencher la kheïma en direction de son Arch. Cela signifierait alors que la récolté de l’année prochaine sera abondante, dans leurs simples croyances qui sont plus qu’un souhait, un vœux, presque une imploration, les Flitta se meuvent dans leur formidable culture pleine de dévotions envers les saints. Là, nous assistons à une démonstration culturelle naïve des plus innocente, patrimoine ancestral enfoui et gardé jalousement dans l’âme de cette société. Dans cette culture, l’esthétique non plus, ne manque pas. C’est la fête la plus importante des Flitta, elle dure sept jours. Cette fête draine des pèlerins et visiteurs de tous les coins et recoins des Flitta. Elle a acquis une grande réputation, en plus des Flittas et de toute la région de Relizane ce grand rassemblement draine des multitudes de "Zouars" (pelerins-visiteurs). Ils viennent de partout, d’Oran de Sidi Bel Abbes d’Alger etc.… Des milliers de personnes pendant une semaine se rassemblent à sidi M’hamed Benaouda. Par leur quassidates dédiées aux saints, nos poètes populaires ont imortalisé cette fête qui reste gravée dans l’âme de cette société. Le cheikh Menouar Belfodil a chanté des louanges dédiées à Sidi M'hamed et à sa wâada.
Ouadah Lazreg - Retraité - Mendès (Relizane), Algérie

11/12/2012 - 49622

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