Constantine - Bâtiment

Constantine, Deux milliards pour conforter le pont de Sidi Rached



Dès sa mise en service en 1912, le pont de Sidi Rached, qui enjambe le Rhumel et coupe la ville en deux, présentait déjà des vices de construction qui, au fil des ans, vont demander d’incessants travaux de confortement.

M. Dib Debbah, sous-directeur des travaux publics, souligne que les travaux d’étaiement qui vont commencer dans un mois environ ne concernent que la partie structurelle de l’ouvrage et non le chapitre du glissement de sol, un domaine totalement spécifique qui relève de la compétence de la wilaya de Constantine.

Pour tous les ouvrages d’art recensés à travers tout le territoire national, le projet initié par le ministère des Travaux publics a donc retenu le grand pont de Constantine dans son programme de confortement des grands ouvrages. Dans ce même chapitre, notre interlocuteur rappelle que dès 1949, ce pont avait fait l’objet de premiers travaux de renforcement. Des opérations identiques vont se répéter en 1954, 1960, 1979, 1982, 1990 et 1994. Mais chaque fois, de nouveaux problèmes resurgissaient, demandant de nouvelles interventions donc de nouvelles dépenses.

Considéré comme un point névralgique de la cité qu’il partage en deux parties bien distinctes, le pont de Sidi Rached, qui fêtera son centenaire en 2012, supporte sans discontinuer un flot incessant de véhicules de tonnages différents. Si les poids lourds ne sont plus autorisés à y circuler, ce seront les bus de transport public, souvent surchargés, qui lui font subir les charges les plus lourdes. Mais ce pont demeure un circuit incontournable pour une ville qui continuera de subir un trafic automobile de plus en plus important, de plus en plus étouffant, sans que les autorités aient pu jusqu’à ce jour y trouver les solutions idoines.

Toujours en ce qui concerne ce côté structurel, M. Dib explique que des fissures sont apparues au niveau de la grande arche centrale et que cela est devenu visible à l’oeil nu. Un simple observateur peut d’ailleurs en faire le constat.

Avant d’entamer la moindre opération de confortement, il demeure judicieux de confier cette étude à des techniciens confirmés, rompus à ce type d’étude à travers le monde. Cette mission fut confiée à un bureau d’études canadien. Et ce sera finalement une entreprise algérienne qui se chargera de ces travaux. L’Entreprise nationale de réalisation des ouvrages souterrains (ENROS) devrait, si tout va bien, entamer les travaux dans un mois environ pour un montant global de vingt millions de dinars (deux milliards de centimes). Ces travaux, qui devraient durer quatre mois environ, vont donc permettre au grand pont de «respirer».




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