Algérie

Une délégation de la Croix-rouge internationale visite les prisons



Les conditions de détention en Algérie sous la loupe Les visites des délégations du CICR se sont multipliées, depuis plusieurs années, dans nos prisons, mais les rapports de mission ne sont pas rendus publics... Une délégation de la Croix-rouge internationale séjourne actuellement en Algérie dans le cadre de ses visites de travail pour faire le point de la situation dans les prisons. Selon une source, la délégation a passé plusieurs jours dans la prison de Tizi-Ouzou où elle a travaillé en toute liberté, avec particulièrement les détenus qui ont pu être approchés par les délégués du CICR. Ce n’est pas la première fois que cette ONG visite l’Algérie. Déjà en 2005, une délégation de la Croix-rouge s’est rendue à El-Harrach. Des visites s’inscrivant dans le cadre d’une tournée qui a mené les représentants de cette institution, au cours de cette année, dans des établissements de l’Ouest et de l’Est du pays. «C’est le CICR qui choisit, lui-même, les prisons à inspecter», explique-t-on. Les rapports des experts de la Croix-rouge sur les conditions de détention ont toujours été critiques, raison pour laquelle l’administration pénitentiaire a travaillé pour l’amélioration des conditions de vie des personnes incarcérées. Il s’agit, entre autres, de la mise en conformité des conditions de détention avec les normes internationales les plus exigeantes. L’Algérie a décidé depuis plusieurs années d’ouvrir ses établissements pénitentiaires à plusieurs organisations humanitaires pour faire le point sur la situation et les conditions de vie dans les prisons algériennes. En 2006, une autre délégation a fait le tour de plusieurs prisons. Toutefois est-il à noter, alors que plusieurs visites ont été effectuées, le CICR n’a pas révélé le contenu de ses comptes- rendus. «C’est une question de principe appliquée pour toutes les visites effectuées dans les prisons à travers le monde», explique-t-on. La délégation établit des rapports et signale aux autorités les lacunes constatées au sein des prisons, en faisant des propositions pour l’amélioration des conditions de détention des prisonniers ; des propositions reformulées à chaque fois que le constat de défaillance est établi. Depuis quelques années, le département de la Justice a entamé la réforme pénitentiaire afin d’offrir aux pensionnaires des commodités et des garanties de mobilité propices à leur rééducation et à leur réinsertion. A plusieurs reprises toutefois, il a été reconnu que l’état de dégradation des 127 institutions pénitentiaires, réparties à travers le pays, ne favorise pas une action efficiente du département de la Justice.


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