Algérie

Tlemcen



Spoliation à Ouled Mimoun ? Le conflit qui oppose les actionnaires d?une société à responsabilité limitée, la SBOM - créée en 1998 à la suite de la dissolution d?une entreprise communale et la cession de son actif au profit du collectif des travailleurs - à un de leur partenaire, à la faveur d?un désistement partiel d?un autre détenteur de parts, ne laisse pas indifférente la population de Ouled Mimoun, localité située à 30 km de Tlemcen. « Cet actionnaire minoritaire, dès qu?il a pris possession de ses parts, s?est mis à utiliser le matériel à des fins personnelles et à le louer à des tiers sans concertation avec les associés », déclare Chabane Sid Ahmed. Dans un engagement, le nouvel actionnaire atteste « prendre en charge les créances que la société doit aux domaines publics, les services des impôts et les assurances. Promesse illusoire puisqu?il ne s?est acquitté que d?une partie des dettes. Plus grave, un matin, il a changé les serrures de toutes les portes de l?entreprise et a interdit à ses associés l?accès à la société », renchérit notre interlocuteur dont les propos sont enregistrés devant le juge compétent du tribunal de Ouled Mimoun. Un tribunal qui a fini par donner raison aux plaignants qui ont recouvré leur droit d?accéder à l?entreprise, sans opposition de leur partenaire récalcitrant. Pourtant, dans les faits, rien ne se fera ainsi, et les actionnaires qui sont contraints au chômage continuent de frapper à toutes les portes pour jouir de leur bien. « Non seulement ce nouvel actionnaire refuse de payer ses dettes vis-à-vis de notre société mais il nous refuse tout. Si ce n?est pas une spoliation cela, c?est quoi alors ? » Dans un document de justice, l?actionnaire incriminé avance le fait qu?il ait « réalisé des projets pour lesquels il n?a pas encore été payé. » Toujours est-il que ni les décisions de justice ni les interventions à titre humanitaire n?ont réussi à faire revenir à de meilleurs sentiments un actionnaire « intronisé patron de l?entreprise par on ne sait quel pouvoir », concluent les plaignants.


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