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Saïd Khelil à Tizi Ouzou : «Si le pays ne se réforme pas, ce sera l'implosion» Actualité : les autres articles



Saïd Khelil à Tizi Ouzou : «Si le pays ne se réforme pas, ce sera l'implosion»                                    Actualité : les autres articles
Hier, lors d'une conférence animée à la Maison des droits de l'homme et du citoyen, à Tizi Ouzou, Saïd Khelil a déclaré : «Si le pays ne se réforme pas, il s'acheminera inéluctablement vers l'implosion.» Dans son intervention, ce militant de la démocratie et de la cause amazighe a retracé la vie politique, économique et sociale de l'Algérie de 1962 à ce jour.
Juste après l'Indépendance, le pays a opté pour une politique tétanisée et dirigée, en choisissant, d'emblée, le bloc socialiste», a-t-il dit, estimant que ce mode de fonctionnement a montré ses limites, surtout après la mort du président Boumediène.
«Chadli Bendjedid avait essayé de faire des réformes économiques, mais rien n'a été fait sur le plan politique. Donc c'était l'impasse. C'est pour cela qu'il a dirigé un système lourd et très bureaucratisé qui s'est essoufflé, notamment en 1988, où le peuple commençait à s'appauvrir à cause d'une économie rongée par la corruption et la chute du prix du baril de pétrole», a affirmé cet ancien détenu des événements d'avril 1980. Pour étayer ses dires, il a ajouté que le régime était dans l'incapacité de contenir une révolte inattendue : «Face à ce raz-de-marée populaire, le pouvoir était dépassé. Il a répliqué par une répression atroce, des arrestations, des tortures et une violence à grande échelle.»
Et de poursuivre : «Chadli annonce des réformes. Plusieurs partis politiques voient le jour et ceux qui travaillaient dans la clandestinité ont été agréés à la faveur du multipartisme. Il y avait deux blocs, à savoir la revendication berbère avec un ancrage puissant, surtout en Kabylie, et les islamistes qui étaient déjà organisés. Ils avaient d'ailleurs mené, en 1985, un mouvement armé dirigé par Bouyali.» L'orateur a également évoqué l'arrêt du processus électoral de 1991, qui a été, a-t-il précisé, soutenu par certaines forces et dénoncé par d'autres. «Après l'arrêt du processus électoral, la violence s'installe. Aujourd'hui, 20 ans plus tard, avec les révolutions que connaissent les pays arabes, le régime algérien, affaibli par ses contradictions, essaye d'anticiper les choses en annonçant des réformes», a-t-il fait remarquer.


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