Algérie

Retour aux fondements du 4e art 8e Festival national du théâtre professionnel



Retour aux fondements du 4e art 8e Festival national du théâtre professionnel
La pièce de théâtre "Îdipe", 'uvre classique en compétition au 8e Festival national du théâtre professionnel (Fntp) a été présentée, mardi à Alger, au Théâtre national algérien (Tna), marquant un retour aux fondements du 4e art à travers la dialectique du théâtre antique et la tragédie grecque.
La pièce de théâtre "Îdipe", 'uvre classique en compétition au 8e Festival national du théâtre professionnel (Fntp) a été présentée, mardi à Alger, au Théâtre national algérien (Tna), marquant un retour aux fondements du 4e art à travers la dialectique du théâtre antique et la tragédie grecque.
Sur une adaptation du dramaturge et écrivain égyptien Tawfik El-Hakim, le mythe grec d'Îdipe, revu et actualisé par Riat Amirouche, metteur en scène et comédien, renvoie à l'éternel conflit avec le destin fatal. Riat Amirouche, Benatiya Leïla, Benchabane Hanan, Hamaïli Fayçal, Aït Meddour Med-Lamine et Neïrat Amina, membres de la troupe Enawarisse de théâtre et des arts dramatiques, se sont donné la réplique pendant plus d'une heure de temps, menant la trame du spectacle. Le sort du roi Laïus était frappé par la malédiction d'un oracle qui avait prédit qu'il serait tué par son fils et que ce dernier épouserait sa femme, la reine Jocaste.
A la naissance, l'enfant est abandonné par son père Laïus dans un endroit perdu où il a été retrouvé par des pâtres qui l'ont surnommé Îdipe car il avait les pieds liés et enflés. Devenu grand, il part en quête de vérité sur sa naissance, et à mi-chemin, il s'est prit de querelle avec Laïus qu'il a rencontré par hasard, et qu'il ne connaît pas encore.
Dans l'élan de la colère, Îdipe tue Laïus et accède au trône, se liant avec la reine Jocaste, après avoir brillamment déjoué les énigmes imposées par le sphinx (fabuleux lion ailé avec la tête et le buste d'une femme). Parricide et incestueux sans le savoir, le nouveau roi doit constamment réaffirmer son autorité comme successeur du roi Laïus, intimant fermement l'ordre de trouver son assassin pour lui infliger la pire des sanction. Découvrant la vérité, Jocaste se suicidera et Îdipe sera atteint d'une cécité.
L'envie incessante, mais tardive, de se purifier du malheur et de la mythomanie ambiante dans tout le palais a donné lieu à des regrets inutiles qui ne pouvaient éviter la fatalité. Une mise en scène actualisée et une scénographie réduite à une fontaine d'eau, présente sur scène et dans le bruitage, ont constitué l'essentiel de la conception de Riat Amirouche.
Habillés de costumes actuels, sur une scène presque sombre, les comédiens, concluants dans leur jeu, ont exprimé la tragédie d'une vie construite par un tissu de mensonges dans une rhétorique allusive au monde d'aujourd'hui. Le spectacle est une expérimentation sur le texte classique de Sophocle et une tentative de rupture avec l'archaïsme à travers une dualité qui met en valeur les contradictions entre les visions rétrogrades du passé et les desseins de modernité qui permettent à l'individu d'avancer malgré tout.
Outre le colloque traitant de l''uvre du dramaturge Mustapha Kateb, tenu mardi, les conférences scientifiques autour de l'"Adaptation et la traduction", et les rencontres littéraires, le Fntp se poursuit dans sa 8e édition jusqu'au 2 juin prochain, avec la programmation quotidienne de trois spectacles en moyenne.
Sur une adaptation du dramaturge et écrivain égyptien Tawfik El-Hakim, le mythe grec d'Îdipe, revu et actualisé par Riat Amirouche, metteur en scène et comédien, renvoie à l'éternel conflit avec le destin fatal. Riat Amirouche, Benatiya Leïla, Benchabane Hanan, Hamaïli Fayçal, Aït Meddour Med-Lamine et Neïrat Amina, membres de la troupe Enawarisse de théâtre et des arts dramatiques, se sont donné la réplique pendant plus d'une heure de temps, menant la trame du spectacle. Le sort du roi Laïus était frappé par la malédiction d'un oracle qui avait prédit qu'il serait tué par son fils et que ce dernier épouserait sa femme, la reine Jocaste.
A la naissance, l'enfant est abandonné par son père Laïus dans un endroit perdu où il a été retrouvé par des pâtres qui l'ont surnommé Îdipe car il avait les pieds liés et enflés. Devenu grand, il part en quête de vérité sur sa naissance, et à mi-chemin, il s'est prit de querelle avec Laïus qu'il a rencontré par hasard, et qu'il ne connaît pas encore.
Dans l'élan de la colère, Îdipe tue Laïus et accède au trône, se liant avec la reine Jocaste, après avoir brillamment déjoué les énigmes imposées par le sphinx (fabuleux lion ailé avec la tête et le buste d'une femme). Parricide et incestueux sans le savoir, le nouveau roi doit constamment réaffirmer son autorité comme successeur du roi Laïus, intimant fermement l'ordre de trouver son assassin pour lui infliger la pire des sanction. Découvrant la vérité, Jocaste se suicidera et Îdipe sera atteint d'une cécité.
L'envie incessante, mais tardive, de se purifier du malheur et de la mythomanie ambiante dans tout le palais a donné lieu à des regrets inutiles qui ne pouvaient éviter la fatalité. Une mise en scène actualisée et une scénographie réduite à une fontaine d'eau, présente sur scène et dans le bruitage, ont constitué l'essentiel de la conception de Riat Amirouche.
Habillés de costumes actuels, sur une scène presque sombre, les comédiens, concluants dans leur jeu, ont exprimé la tragédie d'une vie construite par un tissu de mensonges dans une rhétorique allusive au monde d'aujourd'hui. Le spectacle est une expérimentation sur le texte classique de Sophocle et une tentative de rupture avec l'archaïsme à travers une dualité qui met en valeur les contradictions entre les visions rétrogrades du passé et les desseins de modernité qui permettent à l'individu d'avancer malgré tout.
Outre le colloque traitant de l''uvre du dramaturge Mustapha Kateb, tenu mardi, les conférences scientifiques autour de l'"Adaptation et la traduction", et les rencontres littéraires, le Fntp se poursuit dans sa 8e édition jusqu'au 2 juin prochain, avec la programmation quotidienne de trois spectacles en moyenne.


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