M. Jean-Pierre Raffarin, l'envoyé spécial du président français Nicolas
Sarkozy, est attendu à Alger pour une nouvelle visite, le 1er février prochain.
Selon l'AFP, qui cite des sources diplomatiques, cette nouvelle mission
intervient à l'issue d'un échange de courrier entre le Premier ministre
français, François Fillon, et son homologue algérien, Ahmed Ouyahia.
Selon l'entourage de M. Raffarin, dont le dernier séjour à Alger remonte
à mai dernier, à l'occasion de la tenue d'un Forum qui a réuni quelque 600
chefs d'entreprises français et algériens, les deux parties veulent mettre en
place des projets structurels, notamment sur les trois dossiers de Renault (voitures
particulières), Lafarge (cimenterie) et Total (construction d'un vapocraqueur
d'éthane).
Ces trois «gros dossiers», considérés comme «stratégiques» dans le
partenariat franco-algérien, n'ont toujours pas été conclus et avancent
lentement, dit-on dans l'entourage de l'ancien Premier ministre français. Renault
restait avant l'été en négociation sur les aspects commerciaux pour produire 150.000
voitures en Algérie. Il y a un projet avec Lafarge, qui a élargi le champ de
son partenariat avec le groupe public GICA, notamment dans le béton prêt à
l'emploi. Enfin, Total Pétrochimie, qui s'était mis d'accord avec le groupe
public des hydrocarbures Sonatrach, notamment pour un
projet de vapocraqueur d'éthane à Arzew. Les deux parties veulent également
investir dans la formation professionnelle en Algérie et mettre en place une
filière industrielle en direction de la jeunesse.
En août dernier, l'ambassadeur de France à Alger avait indiqué que les
négociations étaient toujours en cours dans deux des dossiers phares de la
coopération algéro-française, Renault et Total. Le
diplomate français avait souligné que sur douze dossiers, dix ont été réglés
définitivement et qu'il y avait encore deux dossiers en cours de discussion (Renault
et Total), précisant au passage que ces deux dossiers sont plus compliqués que
les autres. L'ambassadeur de France a indiqué en outre que le projet Renault
est stratégique pour l'Algérie et qu'il ne s'agit pas de créer une usine mais
une filière industrielle. Le même responsable avait souligné que l'Algérie, qui
veut lancer une industrie automobile, propose à Renault de produire 150.000
véhicules de gammes variées par an, mais les négociations butent sur la
question de la commercialisation des voitures. Le diplomate français avait
également indiqué que le projet pétrochimique de Total avec le groupe pétrolier
Sonatrach, d'un montant de 4,5 milliards d'euros, connaît
des difficultés.
L'ambassadeur a, par ailleurs, souligné que l'envoyé spécial français en
Algérie, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a reçu une deuxième
lettre de mission du président Sarkozy pour reprendre les dossiers qui n'ont
pas abouti et se charger des autres projets.
Depuis la désignation de M. Raffarin, Alger et Paris ont signé des
accords qui étaient en négociation depuis des années : le rachat par Saint-Gobain
du leader de la verrerie algérienne Alver et un
accord de partenariat faisant entrer l'assureur Axa sur le marché algérien. Les
échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint en 2010 quelque 10,5 mds de dollars.
Au plan international, l'Algérie demeure le 3e client hors OCDE (derrière
la Chine et la Russie). Destinataire de 37%
des exportations françaises vers la zone Maghreb-Egypte
et de 20% des exportations vers l'Afrique, elle est également le premier
partenaire commercial de la
France à l'export au sein de ces deux blocs, selon la mission
commerciale française en Algérie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté Le : 24/01/2012
Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Belaïfa
Source : www.lequotidien-oran.com