Algérie - Affaires judiciaires

Planète - Assaut contre le navire d’aide humanitaire à Ghaza: Le procès s’ouvre aujourd’hui



Planète - Assaut contre le navire d’aide humanitaire à Ghaza: Le procès s’ouvre aujourd’hui




Le procès des quatre ex-chefs de l’armée israélienne impliqués dans un assaut meurtrier israélien contre un navire d’aide humanitaire pour Ghaza en 2010 débute aujourd’hui devant un tribunal d’Istanbul, très probablement en l’absence des accusés, selon les avocats des victimes.

L’ex-chef d’état-major de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi, les ex-chefs de la marine et de l’aviation, Eliezer Alfred Marom et Avishai Levi, et l’ex-chef des services secrets Amos Yadlin vont être jugés pour leur implication dans l’assaut contre le navire Mavi Marmara, au cours duquel avaient péri neuf ressortissants turcs.

«Nous avons identifié certains des commandos israéliens impliqués dans le raid mais je pense que le procureur n’a pas été en mesure de vérifier du côté israélien. Donc l’affaire porte sur les quatre commandants israéliens, dès lors qu’ils se trouvaient à la tête du mécanisme de décision», a déclaré à l’AFP Me Buhari Cetinkaya, un des cinq avocats des victimes.

Le ministère public a requis la prison à vie pour les quatre hommes, mais ce procès restera, selon toute vraisemblance, symbolique, Israël excluant que ses militaires soient jugés, a fortiori de les extrader.

L’acte d’accusation reproche aux soldats israéliens d’avoir fait un usage largement disproportionné de la force contre les militants turcs, les accusant d’avoir «mitraillé des gens qui brandissaient des fourchettes, des cuillères ou des hampes de drapeau».

En septembre dernier, le rapport Palmer de l’ONU avait jugé «excessive» et déraisonnable cette intervention militaire, mais avait considéré comme étant légal le blocus imposé par Israël à la bande de Ghaza.

Cette affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et Israël, autrefois alliés.

Ankara a abaissé le niveau de sa représentation diplomatique dans l’Etat hébreu, suspendu la coopération militaire, et a expulsé l’ambassadeur d’Israël.

Fin mai, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a qualifié de «très grave» le fait que la justice turque ait entamé de telles poursuites judiciaires.


Rédaction internationale



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