En effet, par le biais d?une correspondance adressée au premier responsable de la wilaya, dont une copie a été remise à notre rédaction, les natifs de la localité de Ouled Bouhelal, située à 5 km de Mohammadia, ont précisé qu?ils sont 14 familles à avoir prix le chemin du retour dans leurs habitations, après l?amélioration de la situation sécuritaire. « D?autres familles nécessiteuses désirent y retourner, mais la dégradation de leurs habitations et l?absence flagrante des conditions d?une vie décente, dont l?eau et les moyens de scolarisation, se dresse comme obstacle à leur retour », explique un sexagénaire. 36 autres familles, qui ont quitté le douar Ouled Belhacena, situé à 3 km de Mohammadia, annoncent, par le biais de la même correspondance, leur désire d?y retourner dans les plus brefs délais. Un citoyen de cette localité nous dira : « Nous voulons retourner chez nous pour cultiver nos terres. Nous, paysans, ne pourrions pas vivre en ville, notre destin c?est la compagne. » Devant cet engouement pour le retour sur la terre natale, les habitants des deux douars interpellent les autorités sur cette situation déplorable. Ces paysans réclament des projets notamment de construction d?habitations rurales. Ils souhaitent également la réhabilitation du chemin reliant les douars Ouled Bouhelal et Ouled Belhacena à Mohammadia. Mais, leur plus grand souci c?est incontestablement le manque d?eau. Pour l?un d?eux, « l?eau est totalement absente dans le douar où les citoyens s?approvisionnent par des citernes payantes. » Enfin, ces villageois réclament une école primaire pour leurs enfants qui souffrent de l?éloignement des établissements scolaires et de l?absence des moyens de transport.
Posté Le : 05/03/2007
Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Souag
Source : www.elwatan.com