Algérie

Les tribunaux administratifs ne chômeront pas après le 23 novembre 2017



Les tribunaux administratifs ne chômeront pas après le 23 novembre 2017
Nos lois sont claires, et pourtant, leurs transgressions sont monnaie courante. Toutes sortes de magouilles persistent, dans la gestion de certaines opérations administratives, surtout si, en arrière-plan, il y a des intérêts de types politiques ou pécuniaires.Les citoyens constatant les dépassements et les malversations produites, n'osent généralement pas affronter la lourde bureaucratie, en y consacrant le temps et l'argent nécessaires pour obtenir réparation en cas de constat de violation de la loi, de la réglementation, sinon des procédures que l'administration est tenue d'observer scrupuleusement pour informer les citoyens sur la réalité des décisions prises par les chargés de la mise en ?uvre de la réglementation en vigueur. Souvent, la transparence est absente, et les délits passent comme une lettre à la poste.
Il existe pourtant des moyens de recours généralement efficaces prévus par le législateur auprès de prétoires spécialisés dans le traitement des litiges entre un ou des citoyens et une administration qui serait coupable de prévarications. Des tribunaux administratifs existent dans notre pays pour le traitement des recours en examen diligentés par le justiciable pour solliciter une annulation de la légalité d'une décision administrative, émanant de la wilaya, de la commune ou d'une institution administrative. Les violations des lois tendent chez nous malheureusement à se multiplier au grand désespoir de l'esprit citoyen caractérisant encore les honnêtes gens.
Des tribunaux administratifs consacrés officiellement par la loi du 30 mai 1998 et détaillés dans le code de procédure civile et administrative du 25 février 2008 ont pour mission d'examiner toutes les affaires où l'Etat est partie prenante pour vérifier la légalité des décisions ou des actions prises qui ne seraient pas conformes à la lettre aux lois en vigueur. A la veille des élections communales et de wilayas, nous réenregistrant selon les déclarations de M. Abdelwahab Derbal qui est à la tête de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) «qu'il n'y a pas de fichier électoral national» et que la mise à jour de ces fichiers pour ceux qui ont changé de résidence ou sont décédés n'a pas été faite, ce qui décrédibilise le prochain scrutin.
De facto, le Hiise aura des recours nombreux de la part de plusieurs partis politiques, notamment des nouvelles formations engagées dans la bataille électorale.
Dans le même sillage, on s'attend à ce que les formations sortantes de la présente mandature profitent de l'absence d'un fichier national, pour gagner des voix surréalistes, nonobstant les falsifications délibérées qui sont depuis longtemps planifiées par certaines administrations communales. En attendant l'instauration d'un scrutin numérisé pour assainir le fichier électoral national avec une identification de chaque électeur, contentons-nous encore d'un système archaïque qui n'a pas fait que des malheureux.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)