Algérie

Les pit-bulls sèment la terreur à Souk Ahras : Un enfant de 4 ans sauvagement attaqué



Les pit-bulls sèment la terreur à Souk Ahras : Un enfant de 4 ans sauvagement attaqué
Alors que, sous d’autres cieux, ces chiens sont, une fois pour toutes, interdits, en Algérie, l’on continue à fermer les yeux sur
les dangers qu’ils représentent.

Abderrahmane Benayad, un enfant âgé de 4 ans, a été attaqué, samedi dernier à la cité Diar Zerga, par un chien pit-bull au moment où il jouait avec des enfants de son âge à quelques mètres de la maison de ses parents. Admis au service des urgences dans un état jugé inquiétant, le petit Abderrahmane est placé depuis hier sous surveillance médicale. Des morsures sur plusieurs parties du corps ont nécessité la présence permanente auprès de lui d’un staff médical à l’hôpital Ibn Rochd, où il est alité depuis 48 heures.

Sa famille et ses voisins ont pris d’assaut, hier, l’hôpital précité pour s’enquérir de son état de santé. Des sources médicales, contactées par nos soins, ont affirmé que l’état du petit garçon est stationnaire, mais qu’il émet, toutefois, quelques mots à peine audibles. «Ce sont là les séquelles psychologiques d’une situation à laquelle l’enfant n’était pas préparé. Ce choc émotionnel est exprimé par des cris de peur que notre patient n’arrive même pas à extérioriser à cause de son état physique qui est aussi affecté par des morsures», nous a confié un membre du personnel des urgences médicales.

L’oncle de la victime, Mohamed Benayad, nous dira ceci: «C’est une horreur de voir un enfant crier de terreur entre les crocs d’un pit-bull. Son corps frêle était méconnaissable lors de son transfert à l’hôpital. Et ce qu’il y de plus effroyable c’est surtout cette arrogance manifeste de la part de l’auteur de cet acte qui a pris le pli de menacer les passants et de s’adonner à des jeux dangereux avec son chien.»

Par ailleurs, le propriétaire du chien est activement recherché par les services de sécurité. Les cris d’alarme des citoyens, les écrits de presse et les appels des élus de l’APW n’ont pas réussi à mobiliser les instances concernées pour endiguer un fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur à Souk Ahras. Pour rappel, il y a à peine quelques mois, un adolescent a vécu la même situation. Son organe génital en est à ce jour affecté.

Questionné à ce sujet, Mohamed Fettar, le maire de Souk Ahras avait déclaré ce jour-là que l’APC avait officiellement saisi qui de droit pour désigner une brigade qui devait être chargée de l’abattage de tout chien sans muselière et sans ceinture. Le même élu avait également tiré la sonnette d’alarme quant aux proportions atteintes par le phénomène des agressions perpétrées à l’aide de ces animaux. «Nous attendons les autres partenaires sans lesquels l’opération ne peut avoir lieu», a-t-il rappelé.

Des associations de quartier, à l’instar de celles de Hai Echahid, ont tous exprimé leur ras-le-bol de cette situation qui n’a que trop duré. «Ces animaux croisés interdits dans leurs pays d’origine, sont devenues, à cause de la course vers le lucre, partie prenante de notre quotidien; pis encore, nos enfants et nous-mêmes subissons cet état de fait dans une indifférence complice», nous a révélé Yacine, membre d’une association locale.


Abderrahmane Djafri


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)