Algérie

Les magasins de fournitures scolaires pris d'assaut par les familles



La ruée vers les magasins d'article scolaires, observée ces jours-ci, indique bien que le temps des vacances tire à sa fin. Dans moins d'une semaine, le mercredi 5 septembre, plus de 9 millions d'élèves, selon les chiffres officiels, vont rejoindre les bancs de l'école à travers le territoire national. Ils seront accueillis dans 27.351 établissements éducatifs, et il y aura, cette année encore, des classes préfabriquées pour remédier au problème de la surcharge durant l'année scolaire.Il n'y a pas encore de solution «matérielle» au problème de la surcharge des classes, qui restent en nombre insuffisant ou inégalement réparties. Les esprits des élèves et de leurs parents sont d'ores et déjà concentrés vers cette rentrée scolaire toute particulière parce qu'elle aurait pu se passer dans l'ambiance des lendemains de fête, quelques jours seulement après les joies de l'Aïd El Adha, mais les négligences des uns et des autres en ont voulu autrement en plaçant ce grand moment de la vie sociale, sous le spectre terrifiant d'une maladie totalement inattendue, à savoir le choléra. Cette maladie, transformée par les médias et les réseaux sociaux -du moins ceux qui se font les relais de rumeurs alarmistes infondées- en fléau national, a fait peser le doute sur le déroulement prévu de la rentrée scolaire. Le ministère de l'Education nationale a été contraint de démentir le bruit d'un report de la date de la rentrée.
Le rush, habituel, que l'on constate chaque année, vers les papeteries, les librairies et les grandes surfaces commerciales spécialisées dans la vente des fournitures et livres scolaires, montre que les élèves et leurs parents sont convaincus que toutes les conditions sont réunies pour assurer une bonne rentrée scolaire 2018-2019, et le choléra ne changera rien au calendrier établi par le ministère de l'Education. Autre situation inchangée, si elle n'est pas dégradée : les familles aux revenus moyens ou bas, se retrouvent en cette fin août, confrontées à une diminution de leur pouvoir d'achat, très fortement sollicité par les dépenses qui ont commencé en mai dernier avec le ramadhan et l'Aïd Esseghir, puis les dépenses de l'été (les vacances et les cérémonies diverses), ensuite la saignée de l'Aïd El Adha (avec l'achat du mouton) et on sait que ce sont les prix des biens alimentaires qui ont tiré, durant cette période, le taux d'inflation vers le haut, par l'augmentation des prix des produits agricoles frais et autres produits agro-alimentaires, du fait de la forte demande pour les légumes notamment, mais à cause aussi de l'organisation (la désorganisation, plutôt) des marchés dominée par les intermédiaires et les spéculateurs qui ont la partie facile en l'absence de contrôle des services de l'Etat chargés de faire respecter la loi en matière de commerce.
Les dépenses de l'Aïd sont maintenant alourdies par celles de la rentrée scolaire (vêtements, cartables et fournitures) dans un marché qui a vu presque tous les prix s'envoler. Les familles prévenantes qui ont eu l'idée de planifier leurs dépenses, ont choisi de ne pas attendre le dernier moment et ont commencé à faire les magasins et à acquérir les fournitures scolaires dès la fin du ramadhan. D'autres ont morcelé leurs achats en les étalant sur juillet et août avec éventuellement le complément en septembre. Dans tous les cas, c'est le même spectacle: des parents accompagnés de leurs enfants agglutinés devant les étals qui exposent les affaires scolaires proposées à la vente à des prix divers, allant du plus abordable au plus cher, qui correspondent en général aux capacités financières de chaque famille et donc au budget qu'elles consacrent à ce chapitre dans leurs dépenses de consommation, sachant que ces dépenses ont déjà été lourdement grevées par les obligations estivales.


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