Algérie

Le DE dans le collimateur du Cnapest



Rien ne va plus dans le secteur de l'éducation de la wilaya de Bouira. Après un débrayage qu'avaient connu les lycées et plusieurs autres établissements scolaires des autres paliers, le mercredi et jeudi dernier sur appel du conseil de wilaya du Cnapest élargi. Hier mardi, de nouveau, les lycées et plusieurs CEM et écoles primaires de la wilaya de Bouira étaient paralysés à l'occasion de la grève à laquelle avait appelée le Cnapest élargi lors de sa réunion extraordinaire tenue jeudi dernier.
Hormis la grève suivie avec un taux dépassant les 90%, les PEST et autres enseignants ont battu le pavé des rues de Bouira. Le coup de starter a été donné à partir du siège de l'académie pour rejoindre celui de la wilaya. Sur place, des membres du bureau de wilaya ont de nouveau dénoncé la situation peu reluisante prévalant dans différents établissements scolaires de la wilaya, le manque de moyens pédagogiques, équipements, conditions de travail... Les protestataires exigent aussi la régularisation de la situation financière et administrative des enseignants, ainsi que le départ du DE. En effet, cette action a été décidée suite au refus du premier responsable du secteur de recevoir mardi dernier une délégation du Cnapest qui voulait le rencontrer pour discuter de la situation du secteur dans la wilaya, préférant faire appel aux forces sécuritaires. Un comportement qui a fait réagir les membres du Cnapest qui exigent plus de respect notamment le droit à l'activité syndicale. C'est ainsi qu'en marge de la réunion extraordinaire tenue jeudi dernier, il a été décidé la tenue d'une grève et marche pour la journée du mardi (hier Ndlr). Plus loin, le conseil de wilaya du Cnapest ne compte pas s'arrêter en cette unique action de protestation d'une seule journée, mais prévoit une grève cyclique de trois jours à partir du 17 du mois en cours, marquée par un sit-in devant le siège de la wilaya. Par ailleurs, en plus de l'action du Cnapest, les corps communs du secteur de l'éducation se sont mis de partie pour dénouer le mépris et la marginalisation dont ils se disent victimes, dans un communiqué rendu public adressé aux pouvoirs publics et à leur tête le chef de l'Etat auquel ils exigent d'intervenir en personne pour mettre un terme à leur marasme, en tranchant définitivement sur le dossier. Les protestataires exigent entre autres, la révision des décrets exécutifs du 04/08 et 05/08 du 19/01/2008 relatif aux textes de loi régissant le fonctionnement des corps communs, la généralisation de la prime de rendement à hauteur de 40%, l'annulation de l'article 87 bis de la loi du travail datant de 1994... Ces derniers crient haut et fort leur marasme et misère sociale et menacent de recourir à d'autres actions plus radicales au cas où leurs doléances ne seraient pas satisfaites.


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