Algérie - Cirque de Cherchell	(Commune de Cherchell, Wilaya de Tipaza)


Le Cirque de Cherchell
Pour visiter les ruines du cirque (no 12 sur la carte), voisin du cimetière arabe, il faut monter à droite de la caserne et sortir par la porte de Miliana. On fait une centaine de pas sur la route, puis on prend, à droite, un sentier bordé d'aloès et de cyprès, que l'on suit pendant environ trois minutes. Le cirque, qui a plus de quatre cents mètres de longueur, présente la forme d'un rectangle, dont un des petits côtés, le plus rapproché de la ville, est arrondi. Au sud, les gradins s'adossaient aux pentes qui dominaient l'arène ; au nord, au contraire, ils étaient soutenus par des voûtes, maintenant perdues au milieu des ronces et des aloès.

L'Afrique était la patrie des meilleurs chevaux de course et des cochers les plus renommés ; les représentations du cirque devaient donc être un grand attrait pour les citoyens de Césarée. Une mosaïque trouvée dans une maison romaine, au-dessus du champ de manœuvres, montre un beau cheval bai, se dirigeant vers un laurier, symbole des victoires qu'il avait remportées, sans doute à Césarée même. C'est, comme l'indique une inscription, Muccosus, le Morveux. Le Morveux t on aurait pu, sans doute, donner à cette noble bête un nom plus flatteur. Sur sa croupe, on a eu soin de tracer le nom de son maître, qui était probablement aussi le propriétaire de la maison, Claudius Sabinus. Enfin trois lettres (P R A), que l'on remarque sur son cou, nous apprennent qu'il appartenait au parti des verts (prasiniani). Comme nos jockeys, les cochers de cirque portaient en effet des casaques de différentes couleurs, bleue, verte, blanche, rouge, et les partis que ces couleurs représentaient avaient chacun leurs chevaux, leurs chars, leur personnel, leurs amis passionnés dans le public.

Si l'on en a le temps, on fera bien de monter jusqu'au sommet des crêtes qui couronnent Cherchel et d'où une vue splendide embrasse la ville, la mer, la côte dans la direction de Gouraya, à l'ouest, et du Chenoua, à l'est. Le long de ces crêtes, se distinguent çà et là des restes de la vaste muraille qui protégeait Césarée. Semblable au rempart de Tipasa, qui est en moins mauvais état,. elle avait deux mètres de largeur et présentait, de distance en distance, de grosses tours rondes ou carrées; quatre portes livraient passage à des routes menant à Tipasa, à Gunugu (Gouraya), à Aquœ (Hammam Righa) et à Zuccabar (Miliana). En dehors de cette enceinte, les collines voisines étaient surmontées de fortins, servant de postes-vigies.




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