Algérie

Lacom s'invite dans les négociations pour le rachat de Djezzy



L'objectif étant de sensibiliser les médias sur la situation qu'ils vivent depuis près de deux ans. L'opérateur de téléphonie fixe, qui commercialisait ses services sous le nom de Lacom, a été mis en liquidation en novembre 2009. Toutefois, les 140 employés de l'opérateur ont été maintenus en poste jusqu'en mai 2010, date où ils ont reçu des notifications officielles d'arrêt de travail, autrement dit des lettres de licenciement, sans toutefois percevoir de salaires.
Aujourd'hui, l'ex-personnel de l'opérateur multiplie les actions pour réclamer son dû, à  savoir 10 mois de salaires en plus du solde de tous comptes et indemnités. Soit en moyenne une compensation de 600 000 DA pour chaque employé. Les représentants des travailleurs, participant hier au rassemblement, ont également insisté sur le fait que cette indemnité compensatoire ne prend pas en compte le préjudice subi, vu que 50% des anciens employés de Lacom n'ont toujours pas trouvé un nouvel emploi. Le fait est que l'évocation de l'opérateur fait, selon eux, office de tache noire sur un CV et torpille toute chance d'embauche. De plus, les anciens employés de l'opérateur ont eu la mauvaise surprise de découvrir a posteriori un trou de deux années sur leurs cotisations à  la CNAS alors que leur IRG et leur part de cotisations sociales étaient prélevées le plus normalement du monde. Mme Djender, représentante des travailleurs ayant récemment eu des entretiens avec M. Bahiri, directeur des ressources humaines chez Djezzy et d'ailleurs ancien DRH au niveau de la holding Orascom, a précisé que celui-ci a balayé d'un revers de main toute possibilité de prise en charge par Djezzy du dossier, les renvoyant au liquidateur désigné de l'opérateur. Cependant, Mme Djender précise que le liquidateur égyptien de surcroît, absent la majorité du temps, n'a pas avancé d'un iota sur la question des indemnités des travailleurs malgré l'existence d'une décision de justice exutoire allant dans ce sens. Selon les représentants des travailleurs, Ahmed El Bana refuse tout bonnement de se conformer à  la décision de la justice, prétendant que rien dans la réglementation algérienne ne l'oblige à  payer ! Nos interlocuteurs ont d'ailleurs interprété cette prise de position par le désir des actionnaires de l'opérateur d'obtenir une liquidation judiciaire, requête qui a été refusée côté algérien par deux fois. Or, aujourd'hui, le temps presse, notamment après la vente de la majorité des actions d'Orascom Telecom Holding par le russe Vimpelcom. Un retrait total des Egyptiens d'Orascom du marché algérien réduirait à  néant les chances des ex-Lacom de se faire indemniser. Pour l'heure, ces derniers ont obtenu l'engagement des responsables du ministère des Finances de faire figurer leur cas dans les négociations en cours entre le gouvernement et le Russe Vimpelcom pour le rachat de Djezzy. Ils auraient toutefois espéré des engagements et un soutien plus ferme des autorités.
 


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