les Oranais n'auront plus soif...Les habitants d'Oran et ceux des localités environnantes sont endigués une bonne fois pour toutes contre la sécheresse et la disette. Des quartiers entiers sont alimentés en H24.C'est l'été et la consommation à flots de l'eau potable et les différents rejets qui ont doublé durant cette saison marquée par les grandes chaleurs. C'est le bilan donné par la direction de l'hydraulique faisant état de traitement, par la station d'épuration de Aïn El Turck et celle de Bousfer, de pas moins de 260 000 m3/jour d'eaux usées après avoir été de 110 000 m3 durant les journées ordinaires. A Oran, l'eau ne manque pas. Sinon, la sécheresse des années 1970, 1980 et 1990 est de l'ancienne histoire. Plusieurs projets ont été mis en place dont le couloir géant Mostaganem-Arzew-Oran appelé sous l'abréviation de MAO. Celui-ci produit quotidiennement 500 000 m3. A ce projet s'ajoute la station Kahrama, implantée dans la zone industrielle d'Arzew produisant 250 000 m3 d'eau de dessalement d'eau de mer. Idem pour la station de Sidi Djelloul (Aïn Témouchent) qui produit 250 000 m3/jour. Le projet du siècle est celui d'El Macta qui produit également une quantité d'eau potable égale à 500 000 m3, sans compter les anciennes sources alimentant la wilaya d'Oran à partir des barrages de Gargar et Merdja Sidi Abed de la wilaya de Relizane ainsi que le barrage de Béni Bahdel dans la région des Béni Snous dans la wilaya de Tlemcen. Autrement dit, les habitants de la wilaya d'Oran et ceux des localités environnants sont endigués une bonne fois pour toutes contre la sécheresse et la disette. Des quartiers entiers, notamment ceux du centre-ville sont alimentés en H24, sans interruption. Si l'eau ne pose plus problème, les rejets ménagers constituent un sérieux casse-tête chinois dans la wilaya marquée par un flux important de touristes et d'estivants, notamment durant la saison estivale. La consommation lambda double alors que le problème de l'entreposage des déchets commence à se dessiner, d'où la nécessité de songer d'ores et déjà à des solutions à la hauteur de l'événement. D'autant que la situation urge en vue de la mise en place d'un troisième casier au centre d'enfouissement technique du groupement d'Oran. C'est une lancinante question pour laquelle les responsables locaux sont appelés à faire face. Les explications faites par les responsables du centre d'enfouissement technique font état de la saturation, très bientôt, du second casier de stockage des déchets. «Il (second casier de stockage) est à moitié plein. Il a perdu 50% de ses capacités et avec le rythme actuels», a-t-on indiqué expliquant que «ledit centre reçoit une moyenne de 1 400 tonnes/jour des différents déchets». En tout, ce sont 13 communes qui entreposent leurs rejets dans ledit centre. A elle seule la commune d'Oran produit une quantité égale à 500 tonnes des déchets de différentes natures. Selon les prévisions des responsables en charge de la gestion du CET d'Oran, les tests de stabilité du deuxième casier sont achevés. Mais, à la faveur de la hausse, à la fois constante et croissante des déchets, celui-ci arrive à saturation dans un délai ne dépassant pas une année, d'où l'obligation de voir mieux en songeant à l'accélération quant à l'ouverture d'un troisième casier. Là est toute la question qui reste toutefois posée. «Les travaux d'un troisième casier nécessitent une durée allant de 18 à 24 mois»,a-t-on affirmé expliquant que «le centre d'enfouissement technique du groupement d'Oran a en quatre ans, perdu près de 30% de ses capacités de stockage». Ce n'est pas tout. La production constante des déchets risque de surprendre en saturant totalement ledit centre avant les délais par les concepteurs du projet, c'est-à-dire avant 2025. L'optimisation de la durée de vie des quatre casiers de ce centre est à la fois obligatoire et urgente. Si le premier casier l'a été totalement en 2015, le deuxième le sera l'année prochaine, en 2018. Pourquoi donc l'entassement de ces monticules de déchets saturant, avant les délais prévus, le centre d'enfouissement technique' L'inexistence des techniques et le tri sélectif devant valoriser les déchets en sont la principale raison. A cela, s'ajoute l'absence totale des entreprises de recyclage devant prendre en charge des tonnes de déchets à réadapter, selon les besoins du marché. Pour le moment, seule la réalisation d'un troisième casier de stockage est en vue, d'où la nécessaire mobilisation d'un montant de 40 milliards de centimes pour sa concrétisation. Est-on prêt à se lancer dans un tel projet à la faveur de la crise financière dont les contours sont déjà dessinés' La réponse se trouve ailleurs, au niveau hiérarchique, seule instance habilitée à prendre des mesures s'imposant!
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Posté Le : 25/07/2017
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com