Algérie

L'axe Alger-Moscou renaît de ses cendres



L'axe Alger-Moscou renaît de ses cendres
Les Russes intéressés par un partenariat économique avec l'Algérie.
«De nouvelles perspectives de coopération commerciale et industrielle», c'est à travers ce slogan réaliste, sous lequel se tient ce rendez-vous de trois jours, que se dessinent les opportunités d'affaires susceptibles d'intéresser les hommes d'affaires algéro-russes lors du second forum dont les travaux se sont ouverts hier à Alger.
Quelque cinquante opérateurs économiques de la Fédération de Russie participent à ce forum rehaussé par une exposition d'une trentaine de firmes russes de divers secteurs d'activité et dont la production pourrait éventuellement intéresser les hommes d'affaires algériens et entreprises nationales.
Dans son allocution inaugurale, Omar Bouguerra, chef de cabinet au ministère des Finances, a tracé les principaux axes reflétant l'aspect macro-économique de l'économie algérienne. Il a recensé six points, dont on relèvera la réforme bancaire, le programme de développement de l'encadrement et les projets d'investissements en Algérie. Il citera une croissance continue en Algérie de 15%/an et les actions du Fonds national d'investissement qui se sont montés, a-t-il dit, à environ 2 milliards de dollars libérés en deux tranches en 2009 et 2010.
Cette manifestation économique s'inscrit dans le cadre des initiatives de promotion des relations d'affaires entre l'Algérie et la Russie. Cette nouvelle rencontre constitue l'occasion pour les opérateurs économiques des deux pays d'étudier les opportunités d'affaires et de prospecter les possibilités d'investissements.
Dans son intervention le président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci), Mohamed Chami, a espéré que les relations entre les deux pays «soient élevées au même niveau que les relations politiques». Mettant le doigt sur le handicap linguistique, il a regretté «l'ignorance totale des potentialités que recèle l'Algérie en matière d'investissement». Pour le patron de la Caci, ce deuxième forum fera «ressortir les opportunités d'affaires, malgré la crise mondiale qui secoue le globe» Il n'a pas manqué de souligner «la volonté des hommes d'affaires russes de s'installer en Algérie» et par là l'importance du transfert technologique dans les futurs partenariats qui devront se conclure sur le principe «gagnant-gagnant».
Lui succédant, le coprésident du Conseil d'affaires algéro-russe, Abdelkader Ezzraïmi, s'est félicité de cette rencontre qui s'est «enrichie d'une exposition d'une large palette de produits et services russes», a estimé que la coopération économique en cours «mérite que toute notre énergie soit canalisée pour lui insuffler un élan nouveau».
Dans la perspective d'impulser de la dynamique à la coopération économique entre l'Algérie et la Fédération de Russie, note Ezzraimi, «toutes les rencontres de ce Forum devraient permettre aux hommes d'affaires des deux Pays de se rapprocher et de s'entretenir en vue du renforcement des relations d'une coopération devant viser de nouveaux secteurs économiques, et plus particulièrement ceux de la PME/PMI, au niveau desquels les relations sont encore très timides», regrette-t-il. A une question de L'Expression sur la coopération «hors armement», Ezzraimi a indiqué que «les secteurs de l'agroalimentaire, le bois et les matières premières pour l'industrie textile, sont les plus porteurs».
De son côté, l'ambassadeur de la Fédération de Russie, Alexandre Egorov, a cité les domaines éligibles à une coopération fructueuse comme la machinerie agricole ou l'industrie. Il a souligné que les deux marchés, algérien et russe, sont ouverts tout en appréciant que des entreprises algériennes commencent à participer à des expositions en Russie pour mieux faire connaître leurs produits. «Nous parlons un langage commun», a-t-il souligné en conclusion de son bref entretien avec la presse.
La création du Conseil Algéro-Russe des hommes d'affaires a été un pas important pour faire évoluer positivement la coopération économique. En effet, le volume des échanges commerciaux enregistrés au cours des dernières années entre l'Algérie et la Russie ne reflète aucunement la forte volonté politique entre les deux Pays.


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