Algérie

«L'art, c'est mon oxygène...»



L'Expression: Vous êtes plasticienne autodidacte. Vous venez de lancer votre propre marque de tee-shirt avec des dessins au nom de Nourism. Pourriez' vous nous en parlez'Nour Taïeb Ezzraïmi: Tout d'abord merci de m'accorder cette Interview, comme vous l'avez déjà mentionné, je suis une artiste plasticienne autodidacte, et l'idée de mon projet Nourism a commencé dès l'année 2018 quand je rêvais toujours de créer ma propre marque de vêtements, accessoires et du design, et là jusqu'à aujourd'hui je travaille sur sa réalisation. Nourism est un concept que j'ai mis moi- même en place. Il s'agit de la contraction de mon prénom «Nour» (lumière en arabe) et du suffixe «Ism» qui désigne un mouvement, un processus. Cette contraction reflète ainsi mes créations inspirées de l'art abstrait, le surréalisme et l'art africain. V store est un concept en ligne qui a pour ambition de regrouper et commercialiser mes créations. Je vous invite dès lors à découvrir mon univers qui se caractérise par de nombreux allers-retours entre les héritages passés et les influences contemporaines. Faites votre choix parmi les empreintes imprimées sur tissus, verres, bois, objets divers (vêtements, chaussures, sac, chapeau...) et voilà la première partie, c'est le lancement de ma nouvelle collection de tee-shirts, une gamme spéciale été 2021!
Vous êtes aussi coordonnatrice du projet «L'art est public» qui avait fédéré un certain nombre d'artistes. Comment est né ce projet et un mot sur son évolution'
Le projet de «l'art est public» fait partie d'une autre étape de ma vie, ce fut une aventure unique qui a laissé son empreinte jusqu'à aujourd'hui dans mon parcours artistique, sachant que cette initiative a été créée en 2017 à Béjaïa, de la part de Yane Ouchen et Sarah Chellal. C'est un évènement de street art dans le but de la démocratisation de l'art dans la société algérienne. En 2019, j'ai reçu une invitation de Yane, dans sa troisième édition qui s'est déroulée dans 14 willayas. J'étais la coordinatrice de la ville de Blida où j'ai collaboré avec une équipe d'artistes et bénévoles dans un quartier populaire appelé «Aïn Elsbaâ», à travers plusieurs activités artistiques comme les fresques, les ateliers artistiques de Récup art et de mandala etc. Je coordonnais aussi l'échange et la communication entre les participants à travers le partage de leurs expos ensemble, j'intervenais aussi au niveau de la sensibilisation des gens envers l'art et l'écologie, les débats.....
Vous collaborez aussi avec l'école d'art de Blida. Vous y animez des ateliers. Parlez-nous un peu de votre activité et partant de cette école...
Absolument, je collabore parfois avec l'ensemble de l'école pour créer des ateliers de peinture et de récup art, toujours via ma propre touche artistique, mon style, et ma vision artistique, quant au partage de l'histoire des anciens symboles & motifs. L'école est nouvelle à Blida. Elle a été créée par deux artistes, à savoir le violoniste Djamel Eddine Slifi et la pianiste Fatima Zahra Chine.
Il s'agit d'une école qui comprend de nombreuses activités artistiques, mais aussi une galerie d'art et un espace qui accueille chaque artiste professionnel ou amateur d'art dans un accueil qui se veut chaleureux. À ce titre, je peux vous avouer que suis très contente car enfin il existe une école d'art à Blida!
Vous êtes avocate et titulaire d'un master en criminologie. Comment parvenez-nous à concilier votre vie avec l'autre versant qu'est l'art'
Je suis avocate diplômée et là je suis en cours avec mon stage pratique! Je suis aussi titulaire d'un master en criminologie. Etre avocate, c'était le rêve de mon enfance Elhamdoulilah et là je suis sur le chemin, j'adore tout ce qui est en relation avec mon domaine, l'investigation, dans le but de participer à tout ce qui a trait au domaine de la justice. Je rêve toujours de faire partie de grandes organisations qui défendent les droits de l'homme..., L'art c'est l'autre versant, c'est mon oxygène, mon monde unique pour imaginer, remarquer les choses, et créer, c'est un monde plein d'idées, visions, couleurs.. Et là j'ai décidé de regrouper ces deux mondes, en gardant mes deux valises avec moi dans mon chemin, la première qui représente mon monde professionnel académique, et la deuxième, mes rêves et mes ambitions, tout simplement car j'adore les deux, et j'essaye toujours d'organiser mon temps en fonction des deux!
On croit savoir que vous êtes aussi formatrice dans l'entrepreneuriat et le marketing. Que vous rapportent ces formations' Pensez-vous que c'est compatible avec l'art'
Après ma soutenance en 2015, j'ai testé une année où j'ai décidé de ne rien faire. Pour cela, j'ai pensé à développer mes capacités et ma carrière. Tout cela je l'ai acquis à travers des formations dans le domaine du marketing digital, le business, l'entrepreneuriat. C'était dans les années 2016,2017, 2018. Et grâce à toutes ces formations, je peux dire que j'ai avancé dans mes projets artistiques tels que Nourism et Monokrome Magazine.
Justement, vous êtes aussi fondatrice d'une revue d' art Monokrome. Pourquoi cette revue'
En 2017 j'ai décidé de créer un projet artistique dans le but de soutenir les jeunes talents créatifs en Algérie et en dehors. À cette époque même, j'ai rencontré mon ami Idris Felfoul, photographe et étudiant en médecine, nos pensées, nos buts et surtout nos visions étaient presque les mêmes. De ce fait, nous avions décidé de monter un projet pour la promotion de l'art et les artistes dans nôtre région, et ce, en collaboration avec un comité principal qui regroupait trois artistes ainsi que l'architecte et la designer Manel Drareni, la juriste et la plasticienne Zhor Benseddik, et la photographe Noussaiba Merah. Le résultat a donné le magazine Monokrome, une plateforme artistique et magazine trimestriel en ligne qui englobe neuf rubriques: l'art plastique, l'architecture, cinéma, voyage et découverte, art de la scène, les arts numériques, artisanat d'art, littérature et poésie ainsi que la musique...un projet basé sur le bénévolat qui regroupe une équipe magnifique! Jusqu'à aujourd'hui on a bouclé huit numéros et là, on se prépare pour le lancement de la 9ème édition. Une spéciale intitulée «Hello Monokrome» qui sera dédiée au design dans les pays du Grand Maghreb, une collaboration algéro-tunisienne, qui regroupera le magazine tunisien Hello Design, et nôtre revue. Enfin, Monokrome n'est pas seulement un magazine mais un projet qui a pour but d'organiser des évènements aussi pour encourager les jeunes créateurs, en collaboration avec des écoles d'art, des associations, des entreprises...On lance des concours de rédaction, de photographies, des ateliers artistiques, ainsi que des expositions.....Notre futur objectif est de créer le premier centre de carrière artistique en Algérie (c'est nôtre rêve en fait)


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