Algérie

Hôtellerie à Oran



Casse-tête du Châteauneuf Le projet de l?hôtel Châteauneuf de 600 lits à Oran est toujours à l?état de carcasse alors que les travaux ont démarré en 1986. Mohamed Seghir Kara, ministre du Tourisme, a constaté lors de sa visite que le site est merveilleux mais que l?hôtel est toujours en chantier. Au début, il y avait un petit problème avec le palais du Bey (chef- d??uvre d?architecture mauresque) qui est mitoyen à l?hôtel. Il a été réglé au niveau du foncier. Un acte a été enregistré et publié : c?est la propriété de l?EGT Sidi Fredj. L?évaluation sommaire pour le terminer est de 2 milliards, ameublement non compris.Toutes les tentatives afin de le vendre aux enchères ont été infructueuses. La Société de gestion des participations de l?Etat (SGP) et l?EGT Sidi Fredj ont fait des consultations de gré à gré.Actuellement, il est convoité par plusieurs opérateurs. La chaîne française Accor a fait la proposition à la SGP de le détruire. Elle est intéréssée par le site. Accor veut construire un autre hôtel car, selon elle, « ce n?est plus un ouvrage qui pourra être un jour un hôtel de classe internationale ». Le wali d?Oran n?est pas favorable à cette solution : « Pourquoi veut-on imposer à tout prix un cinq étoiles ? Pourquoi pas un 3 étoiles ? S?il y avait des 3 étoiles qui proposaient des formules économiques, les gens n?iraient pas dans un cinq étoiles. J?ai reçu le groupe Accor, il n?y a pas longtemps, on a discuté longuement. Il est intéressé par la conversion de la dette française. J?ai dit non. Laissez celui-là et construisez un autre hôtel ailleurs. » Selon lui, on peut le mettre aux normes de 3 étoiles, il y a une clientèle appréciable ; Car qui « peut se permettre aujourd?hui un séjour à 17 000 DA la chambre dans un 5 étoiles, sauf ceux qui ont des bons de commande ». La wilaya se dit prête à l?acheter avec un contrat. « C?est à nous de voir le partenaire pour le financer et le terminer, ce serait une source d?argent pour la wilaya, l?Etat et les particuliers, j?ai pensé à des halls bureaux, des appartements hôtels et des chambres », ajoute le wali d?Oran. Le ministre a insisté pour dire que le tourisme algérien doit mettre à profit l?arrivée à saturation de certaines zones, comme les complexes tunisiens de Hammamet et de Djerba ou certains sites égyptiens en mer Rouge pour glaner une part du marché. Le défi est aussi d?ériger le tourisme en alternative créatrice d?emplois et de richesses pour le pays.


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