Ils l'ont fait ! Nous en avons rêvé, et ce rêve est devenu une réalité. Les
jeunes de notre équipe nationale militaire ont réussi là où tous ceux qui les
ont précédés ont échoué en remportant la Coupe du monde militaire aux dépens de la
redoutable formation de l'Egypte par la plus petite des marges.
Tout le monde annonçait un second «Oum Dorman». L'exploit est d'une valeur quasi similaire, les
protégés du coach Mehdaoui ayant fait preuve de la
même détermination que celle de leurs aînés.
Mais il existe une différence de taille. En effet, tout en se montrant
solidaires et courageux, les partenaires de Amroune
ont dévoilé de séduisantes facettes de leur talent. Développant un jeu collectif
qui a décontenancé leurs adversaires égyptiens, ils ont donné libre cours à
leur inspiration, tant dans les duels que dans les actions collectives. A notre
sens, c'est là que réside le principal enseignement de cette victoire
historique. En effet, si l'on considère que les joueurs de l'EN militaire
possèdent une marge de progression conséquente, on en déduit que ce groupe est
appelé à atteindre un niveau de performance très appréciable.
Les observateurs objectifs ont mis l'accent sur la technique élevée des
joueurs et, également, leur absence totale de complexe. Lorsqu'on bat un rival
comme le Brésil qui se produisait dans son fief et était soutenu par son propre
public, c'est qu'on possède un mental à toute épreuve. La confirmation de ces
deux paramètres a été une nouvelle fois démontrée face aux Egyptiens qui, outre
leur réelle valeur, ont tout fait pour renverser la situation en leur faveur. Certes,
après le but admirablement construit de Sid Ahmed Aouedj,
nos représentants ont connu quelques moments difficiles ; mais une fois
l'alerte passée, nous avons constaté l'habilité manoeuvrière des protégés de Mehdaoui. La situation qui a prévalu après le but de Aouedj (17e minute du premier half)
aurait pu constituer une excuse, si ces derniers avaient versé dans le «hourrah-football» et les dégagements à l'emporte-pièce. Au
contraire, il y a eu des sorties de ballons propres et rationnelles, ce qui
situe on ne peut mieux les grandes potentialités de cette équipe nationale
qu'il faudra coûte que coûte préserver. Car elle constitue un formidable
réservoir pour l'EN A, principale vitrine du football algérien. Ceci prouve, s'il
en était encore besoin, que la pâte existe en Algérie et qu'il suffit de la
modeler et d'en prendre soin connue de la prunelle de ses yeux.
Ce sacre est d'autant plus rassurant que le maître d'Å“uvre, en
l'occurrence Abderrahmane Mehdaoui,
n'a pas connu que des moments de joie dans sa carrière d'entraîneur, que ce
soit en EN ou en clubs. Son mérite est indéniable, car il a su choisir les
éléments et la conception générale de jeu. En effet, on remarquera que si
l'attaque est restée muette en deux occasions (deux fois contre le Brésil), elle
a scoré à treize reprises dans les autres rencontres,
ce qui situe son efficacité et son équilibre.
Le seul point noir dans ce tableau, c'est, bien évidemment, le
comportement scandaleux des Egyptiens qui ne changeront décidément jamais. Irrités
par leur cuisant échec face à un adversaire qu'ils escomptaient battre
facilement, les Pharaons ont versé dans la violence, à l'image de leurs aînés. Les
séances de karaté et de boxe, abondamment diffusées par les télévisions et
reprises en Youtub, ont scandalisé les vrais sportifs.
Gageons que la FIFA
saura situer cette fois les vrais fauteurs de troubles ayant conduit à cette
dérive.
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Posté Le : 25/07/2011
Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal L
Source : www.lequotidien-oran.com