Algérie

Excusez-nous de ne pas avoir votre sens de l'humour !


Zoukh rattrapé par la justice. Pourtant, je me souviensd'un mec qui courait vite...
... lorsque la foule le poursuivait !
Au procès Zoukh et consorts, c'est un échange entre la juge et l'ancien DGSN, Hamel, qui m'a laissé songeur. Jugez-en ! Question de la magistrate : «Vous avez demandé à Zoukh des logements pour les membres de votre famille ' » Réponse de Hamel : « Je ne m'en souviens pas ! Ou alors, j'ai dû le faire en plaisantant ! » Tout est là ! Totalement là, dans ce « en plaisantant ». Passons sur la prise d'otage de tout un peuple pendant plus de vingt ans. Passons sur les rodomontades de Abdekka nous insultant, nous crachant dessus et prenant au collet un enseignant oranais qui avait eu l'outrecuidance de ne pas poser la bonne question, de jouer pleinement son rôle d'intellectuel demandant des comptes aux régnants. Passons sur tout ça, même si c'est difficile. Mais il est encore plus difficile, voire impossible de passer sur ce « en plaisantant ». Cette tribu des Rapetou ne concevait pas la gouvernance comme quelque chose de sérieux. Elle ne voyait pas, ou plus sûrement, refusait de voir que des pans entiers de la société vivaient dans la précarité, et qu'un logement pour le commun des mortels est l'aboutissement d'une vie, un rêve pas toujours réalisable, un fantasme que beaucoup ont emmené avec eux, sous terre, dans leur tombe. Non ! Eux, plaisantaient avec le logement. Ils plaisantaient avec les routes. Ils plaisantaient avec l'autosuffisance alimentaire. Ils plaisantaient avec la faim. Ils plaisantaient avec les réserves de change. En fait, un clan est arrivé à dos de char un jour du printemps 1999 et s'est dit : « Il est où le Palais, les Palais où nous allons nous installer pour y plaisanter à loisir de ces gueux braillards, dehors ' » Et la plaisanterie s'est installée en le Palais. Et la plaisanterie a duré. Deux décennies de plaisanteries dans l'Algérie « contemporaine ». Et je ne parle pas, ici, des décennies précédentes de plaisanteries, de plaisantins se foutant « royalement » de la tronche de gueux comme nous qui n'avions, décidément, pas le sens de l'humour. De leur humour ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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