Algérie

Et après, des morts et des morts !!!


Certes dans notre religion on croit à la fatalité et au destin. Mais personne ne dira le contraire du proverbe qui est d'ailleurs en phase avec ce fondement religieux. La mort en est une et inévitable et les causes peuvent être nombreuses. La mort accidentelle soit elle ou autre, fait partie de la vie.L'accident d'Ain Chouhada a fait dix morts dont deux femmes, un enfant, trois militaires rentrant de permission, et quatre autres personnes se rendant sur Bechar pour travailler. Le nombre de blessés avait atteint 28 victimes dont deux dans un état critique, parmi eux un enfant de dix ans Haythem dont le pronostic de survie tient à un cheveux, il ne nous reste pour lui qu'a faire des prières. Tous les efforts faits d'abord par les braves citoyens qui sont arrivés sur les lieux relayés par les darkis et les sapeurs pompiers qui ont pu de part leurs dextérités limiter le nombre de morts. L'accident a eu lieu à 19 Heures 42 minutes sur le chemin de wilaya 122 au Sud Ouest du chef-lieu de la wilaya de Djelfa. Ce jeudi 28 décembre restera gravé dans les mémoires des familles et des voyageurs du Bus qui a pris le départ de Batna en début d'après midi et qui devait rejoindre Béchar le 29 au matin. Les secours organisés, ont été appuyés par les équipes de la direction des travaux publics et des citoyens bénévoles ainsi que quelques travailleurs de la commune d'Ain Chouhada. Le tri s'est fait sur place et l'orientation des travaux et tâches est coordonnée par le Directeur de la Protection civile de la wilaya de Djelfa. Les cadavres ont été les derniers à être transférés vers la Morgue de l'hôpital d'El Idrissia. Par contre les blessés ont été scindés en plusieurs catégories et priorités selon le degré des blessures. Sur les 28, trois se trouvent dans un état très critiques. Le wali de Djelfa s'est rendu sur les lieux seul en compagnie de son conducteur. Le protocole et la protection l'ont rejoint sur les lieux. Les citoyens sur les lieux ont été étonné de le voir arriver seul sans protection. Cette action a boosté le moral des intervenants. Il a créé une cellule de crise sur place qu'il dirigera tout le long de la nuit. Le lendemain le bilan s'alourdira, une personne parmi celles qui étaient dans un état critique rendra l'âme. Deux personnes parmi les blessés relativement légers ont vu leur état se compliquer, mais les médecins et chirurgiens estiment que leurs jours ne sont pas compté. L'accident en lui-même impose un certain nombre de questions que nous sommes en droit de poser : Comment s'est-il produit ' Quels ont les éléments favorisants une telle catastrophe' Est-il du à une défaillance humaine ' L'Etat du Bus ou sa mécanique lui permettaient-elles d'éviter de tels cas de figure. Est-ce que l'état de la route qui rappelons-le classée CW122 est à même de supporter un tel trafic' Est-ce que les signalisations horizontales et verticales dotent ce chemin de wilaya ' Les conditions climatiques de cette journée étaient-elles clémentes ou dangereuses' Ce n'est pas à nous d'en déterminer les causes. Par contre nous vous ferons un état du constat des lieux car nous étions parmi les premiers sur place. Cette journée du 28 décembre avait connu des changements climatiques irréguliers pour certains mais c'est le règlement naturel en zone steppique. Les vents de sable avaient pratiquement touché la région toute la matinée et au début de l'après midi. Jusqu'au moment ou il a commencé à pleuvoir. Pour que les poussières soient ramenées au sol. Cette zone de pâturage connait une sécheresse qui perdure, donc tout le couvert végétal s'est dégradé laissant le sable quitter les sols et se tasser sur la route du CW en question. D'ailleurs ce CW connait beaucoup d'accidents selon des citoyens mais cela reste à confirmer. Ce que l'on peut retenir les conditions climatiques n'étaient pas favorables. Les conducteurs avertis se devaient limiter la vitesse d'évolution. L'accident a eu lieu à la sortie nord du village Ain Chouhada. Le lieu un virage assez prononcé qui débouche sur une pente. D'ailleurs ce virage doit être revu. Le semi remorque remontant la côte et l'autocar venant du nord, soit du plateau et entamant la descente sur une chaussée mouillée dont la poussière entreposée par les vents l'a rendue glissante. Le camion dont la cabine est restée intacte mais le côté gauche de la benne complètement détérioré. C'est l'impact du choc avec le bus. Il était presque sur le bas côté de la route au même endroit ou a eu la collision ou bien le contact latéral. Plus bas à presque 70 ou 80 mètres le bus est sur le terre plein. C'est un bus chinois appartenant à un privé de Batna. Tout le devant de ce dernier est dans un état indescriptible. Le fauteuil du conducteur est complètement écrabouillé. Les sièges situés derrière le conducteur sont ensanglantés. Nous serons étonnés plus tard à l'hôpital d'El Idrissia d'apprendre que le conducteur du bus s'en est sorti vivant sans aucune égratignure. Nous saurons qu'au moment fatidique il avait quitté son siège. Heureusement pour lui qu'il n'avait pas mis sa ceinture de sécurité. Pourquoi n'avait il pas freiné' Ou bien heureusement que la benne du semi remorque avait limité les dégâts d'une course folle ou d'un dérapage non contrôlé. Est-ce que les freins ont fonctionnés ' Cette question n'a plus de raison d'être car le conducteur avait quitté son poste avant la collision. On se limitera à ces questions et constats laissant les conclusions de l'enquête à l'équipe de l'institution qui en est chargée.
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