Algérie

Djamaâ El-Djazaïr (Grande mosquée d'Alger) Les délais seront respectés



Mise au point - Le DG de l'Agence nationale de réalisation et de gestion de Djamaâ El-Djazaïr a levé toute équivoque sur la nature du sol mais aussi sur les travaux de cet ouvrage de grande envergure prévu en 2015.
Face aux critiques des experts rapportées par la presse, Mohamed Lakhdar Aloui a essayé de donner le maximum d'arguments pour rassurer tout le monde sur la compétence des sept entreprises chinoises chargées de réaliser cette mosquée, notamment sur le respect des délais de livraison du projet, sur la performance du système parasismique, mais aussi sur l'intégration de la main-d''uvre algérienne dans le projet.
«Ces entreprises, auxquelles est confiée la réalisation de la Grande mosquée d'Alger, sont tenues de respecter le contrat et les délais de réalisation, et, le cas échéant, elles seront obligées de payer des pénalités pouvant même les amener à la faillite. Un risque qu'elles vont, par tous les moyens ne pas courir». En un mot «nous n'avons accusé aucun retard depuis le lancement des travaux entamés depuis déjà quatre mois».
Interrogé sur la sélection de l'offre et la faisabilité du projet, M. Aloui dira que «la première sélection a été minutieusement évaluée par d'éminents experts, parmi les 15 entreprises issues des quatre continents choisis, sept entreprises chinoises ont été retenues puisqu'elles ont répondu favorablement aux différents critères mentionnés dans les cahiers des charges (technique, financement, expérience, capacité) du projet en question».
À propos des craintes affichées par les experts sur les risques sismiques et sur la qualité du sol, il dit qu'une étude géotechnique a été réalisée par un groupement de laboratoires selon un cahier des charges très détaillé. Les résultats ont été vérifiés et exploités par le maître de l''uvre et CGS.
Ce dernier, sur la base de ces résultats et en procédant à des investigations sur le site, a établi un rapport concluant à l'absence de faille à proximité du site ; le sol est ferme de classe S2 (une dureté proche de la roche) et aucun risque de liquéfaction du sol n'a été détectée. Ainsi M. Aloui a remis en cause tous les propos des experts sur la non-conformité du terrain de la mosquée.
«Je vous invite à venir consulter le document lié à l'étude technique du sol qui a été réalisée en 2007.» Voulant mettre un terme à cette polémique ayant bouleversé, selon lui, depuis quelques mois l'opinion publique, il renchérit : «Il n'y a pas un mauvais sol, mais une mauvaise technique.»
Le même intervenant a indiqué, en outre, que cet ouvrage sera réalisé par 17 000 travailleurs dont 10 000 Algériens. «Il ne s'agit pas là d'une salle de prière mais d'un complexe scientifique, culturel, attractif ayant la possibilité d'attirer un bon nombre de fidèles, sachant que sa capacité peut atteindre 12 000 visiteurs par jour». En sus, il a tenu à préciser que la vraie appellation de cette mosquée est Djamaâ El-Djazaïr fixée par décret et non pas Grande mosquée d'Alger.


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