Algérie

Cri de détresse à Mers El-Kébir



Les cinq famillessinistrées de l'immeuble vétuste situé au 3 rue Arkor, au quartier «Dada Youm»(ex-Sainte Clotilde) dans la localité de Mers El-Kébir, ont été sommées dequitter les lieux dans les plus brefs délais. Les concernés, qui se sontrapprochés, hier, de notre rédaction, ont exprimé leur colère quant à la nonprise en charge de leurs préoccupations. Les représentants des familles onttenu à décrire le calvaire qu'ils endurent. «Nous n'avons pas où aller et la bâtisseque nous occupons menace ruine», signalent-ils. Documents à l'appui, cesfamilles interpellent les plus hautes instances pour leur venir en aide. Selonl'une des occupantes des lieux, plusieurs démarches ont été entreprises auprèsdes services de l'APC de Mers El-Kébir, mais sans suite. «Nous sommes endanger», clament-ils. Le certificat d'expertise de la Protection civile,élaboré en date du 20 février dernier, met en relief le danger qu'encourent leslocataires à la suite de l'effondrement survenu le 15 janvier 2007. Dans cerapport, le constat est lamentable. Les éléments de la Protection civile ontattiré l'attention sur la vétusté des lieux. Les murs des appartements sontlézardés et les toits sont entièrement fissurés. En outre, le plancher n'a pasété épargné et des crevasses sont visibles. «Les pompiers nous ont demandéd'évacuer les lieux afin de préserver nos vies et éviter le pire mais, hélas,nous n'avons pas où aller», affirment les familles. Un premier effondrementsurvenu en 1996 avait fait déjà deux blessés, selon un premier rapport de laProtection civile. Désespérées, ces familles ignorent toujours le sort qui leurest réservé en l'absence d'une prise en charge urgente de la part des autoritéslocales. Pour ces familles, un recasement dans l'immédiat peut largementrémédier à cette situation défavorable.  Conctacté à ce sujet, un responsable auniveau de la daïra de Aïn El-Turck précise qu'il n'existe aucun programme derecasement, pour le moment, concernant la localité de Mers El-Kébir et plusprécisément le quartier de Dada Youm. Le dernier recasement du genre avaitconcerné seize familles et ce, pour la réalisation d'un CEM et d'un lycée.Livrés à eux-mêmes, ces familles indiquent qu'elles entreprendront toutes lesdémarches afin de faire aboutir leurs revendications, à savoir l'obtention d'unlogement.


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