Algérie

Coronavirus: Le confinement parti pour une longue période '



C'est du moins ce que nous ressentons et appréhendons tous, avec les mesures qui n'ont pas vu d'allègement depuis le début du Ramadhan et le nombre de plus en plus important de nouveaux cas confirmés à travers l'ensemble du territoire national. L'indiscipline et le laisser-aller d'une bonne partie de la population est l'une des raisons principales qui nous ont menés vers cette situation irréelle, nous donnant l'impression d'être dans une grande prison à ciel ouvert pendant plusieurs heures puis obligés de rentrer chez nous manu militari. A partir de huit heures et jusqu'à près de quatorze heures, pour la wilaya de Blida, nous nous croyons dans une période normale, n'était-ce les commerces fermés et les bavettes portées par un nombre de plus en plus important de personnes. Nos comportements adaptés à la nouvelle situation sanitaire nous rappellent aussi la dure réalité et, bien entendu, nos discussions qui tournent généralement autour du même sujet : Covid-19 et confinement.Le temps passe, déjà cinq mois de la nouvelle -nouvelle '- année 2020 et nous vivons comme dans un rêve, notre seul but et notre seul espoir est de sortir de ce confinement qui a tout remis en cause.
Jamais nous n'aurions pu penser vivre dans de telles conditions, nous qui espérions entrer dans une ère nouvelle pour une Algérie avec plus de liberté, de droits et de paix. Bien sûr, ce ne sont plus nos semblables qui nous mènent la vie dure, mais un minuscule virus dont nous n'avons vu que des photos agrandies des milliers de fois, nous faisant penser beaucoup plus à une représentation graphique que nous voyions dans nos manuels de sciences qu'à autre chose. Le confinement, ses restrictions et tout ce qui s'y rattachent sont devenus courants pour nous, l'homme étant connu pour son adaptation rapide à toutes les situations qui surviennent dans sa vie, surtout si elles perdurent. Mais il y a des catégories importantes de citoyens qui souffrent grandement de cette situation et qui se retrouvent sans revenus, obligés de prendre des risques de santé et avec les institutions publiques pour pouvoir nourrir les leurs.
Tous ces commerces fermés ont derrière eux des familles à nourrir, des obligations diverses à honorer et, dépassant déjà les deux mois sans travail, leur situation devient catastrophique, que dire alors si cela devait durer plus longtemps encore. C'est pour cela que nous devons tous prendre nos responsabilités et participer à l'éradication de cette véritable calamité qui nous menace sur tous les fronts. Le port de bavettes, le lavage des mains régulier, la distanciation sanitaire et toutes ces obligations doivent constituer pour nous une priorité à prendre en compte pour nous sauver du Covid-19.
Les enfants aussi
Depuis le début du confinement, les enfants ont été retenus chez eux, ne sortant que très rarement, de telle sorte que nous avons perdu l'habitude de les voir jouer dans les cours des cités ou se rendre à l'école. Seulement, et cela depuis deux ou trois semaines, nous assistons à un relâchement dangereux des parents qui, peut-être parce que cela a trop duré, ont commencé à les faire sortir avec eux, les emmenant dans les marchés et dans plusieurs endroits à forte concentration de personnes. Puis, petit à petit, nous avons constaté qu'ils sortaient seuls pour quelques emplettes chez l'épicier du coin et, ces derniers jours, nous les retrouvons de plus en plus nombreux, de jour comme de nuit. Certains sont envoyés dès la matinée dans les marchés pour vendre des diouls, du pain fait à la maison et d'autres produits propres à la période du Ramadhan.
Déjà que les adultes n'observent aucune précaution dans leurs relations entre eux, que pouvons-nous attendre d'enfants de 10 à 15 ans qui manipulent des produits alimentaires en même temps que les pièces de monnaie, qui s'assoient par terre et qui permettent au premier venu de tâter les produits qu'ils vendent. Ceux qui ne font pas encore carême mangent n'importe quoi, sans se laver les mains, ni même connaître la provenance exacte de ce qu'ils ingurgitent. D'autres enfants, toujours âgés entre 10 et 15 ans, sortent durant la nuit, en période de couvre-feu, jouent en groupe jusqu'à 22 h passées, criant à tue-tête, incommodant leurs voisins, courant dans tous les sens, faisant sortir toute cette énergie qu'ils ont accumulée durant les longs jours où ils ne sont pas sortis. Leur comportement est tout à fait naturel, c'est le contraire qui aurait été étonnant, mais le danger est là, qui les menace, eux, leurs frères et s?urs et leurs parents. Il y a des adultes inconscients qui leur remettent un morceau de gâteau dans lequel ils ont déjà planté les dents, à boire au goulet d'une bouteille qu'ils ont déjà utilisée ou même les embrassent, dans des gestes habituels envers les petits enfants. Le danger est grand de les voir contaminés par quelqu'un qui porte en lui le virus, sans peut-être même le savoir, et il faudrait aux parents d'éviter ces sorties de leurs rejetons.


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