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Contestations Au koweït et au bahreïn Golfe



Contestations Au koweït et au bahreïn                                    Golfe
On le sait, mais on le tait. A l'heure où les pays occidentaux poussent des cris d'orfraie sur la situation en Syrie, accusant le régime de Bachar Al Assad des pires atteintes aux droits de l'Homme, vis-à-vis de leurs alliés du Golfe, où des pays répriment des mouvements de protestation continus, on observe un silence presque complice. Au Bahreïn, pays secoué depuis une année par un mouvement de contestation, réclamant une monarchie constitutionnelle, les autorités ont annoncé, hier, l'interdiction des manifestations initiées par l'opposition dirigée par le parti Al Wefaq, dans les environs de la capitale Manama, en état de siège depuis l'attentat à la bombe qui avait coûté la vie à un policier, le 18 octobre dernier. Le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached Ben Abdallah Al Khalifa, a expliqué que cette décision par la préservation de « la paix civile » dans ce petit royaume du Golfe. Le ministre a souligné que les récentes manifestations avaient été émaillées de violences et « d'actes de sabotage » et que les protestataires avaient « lancé des appels à renverser le pouvoir ». Peu critiquées par les puissances occidentales, les autorités bahreïnies opposent une violente répression qui a, jusqu'ici, fait, selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 victimes. Chez le voisin koweïtien, la situation n'est pas plus reluisante et ce, en dépit des « ouvertures démocratiques » engagées depuis quelques années par la famille royale. Le gouvernement de ce pays a annoncé, lundi, avoir arrêté Moussallam Al Barak, grande figure de l'opposition issue du bloc de l'action populaire (nationaliste), pour avoir publiquement tenu des propos critiques envers l'émir du pays, Cheïkh Sabah Al Ahmad Al Sabah, le sommant d'éviter de sombrer dans un « pouvoir autocratique ». Cette nouvelle arrestation intervient une semaine après l'interdiction de rassemblements de dizaines de milliers de personnes, à la suite de manifestations contre la modification du code électoral.


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