Algérie - Revue de Presse


Grève dans le transportLes transporteurs des lignes 1 et 2 reliant Bechar à Bechar-Djedid, sur une distance d’environ 7 km en passant par Haï Ryadhi, Gharassa, 602 logements, Haï El Inara, Tinekroud et Haï El Djorf, sont en grève depuis hier matin pour protester contre la dernière décision de la direction des Transports. Cette dernière a, semble-t-il, décidé d’octroyer la desserte de ces lignes à des taxis collectifs à raison de 10 DA la place au lieu des 7 DA appliqués par les Karsan pour répondre au besoin croissant des populations habitant dans ces quartiers-dortoirs situés dans la périphérie de la ville de Bechar ; ce qui n’a pas eu l’air de plaire à tout le monde. Signalons que ces lignes sont empruntées dans les deux sens, dès l’aube jusqu’à une heure tardive de la nuit. Souvent, les véhicules vétustes sont hors-service ou en fourrière pour une infraction quelconque, ce qui ne manque pas d’accroître la demande des usagers qui passent parfois des heures sous le soleil ardent à attendre un hypothétique transport en commun. Certains, s’ils arrivent à trouver place dans un véhicule à contre-sens, n’hésitent pas à payer une place jusqu’au terminus pour être sûrs d’arriver ensuite à destination. La direction du Commerce a cherché à convaincre les transporteurs de s’organiser pour acquérir des autocars neufs, mais en vain. Hier matin, ces transporteurs n’ont pas hésité à assurer le transport, mais dans un sens uniquement, c’est-à-dire en desservant Bechar-Djedid et les quartiers cités au début de l’article, mais retournent vides. Cette manœuvre préméditée n’a pas manqué de prendre en otage les usagers qui, pris au dépourvu, se sont trouvés bloqués en plein centre-ville. Quatre représentants des transporteurs en grève ont été reçus par le secrétaire général de la Wilaya pour présenter leurs revendications. Pendant ce temps-là, les ménagères chargées de couffins imploraient comme des mendiantes les conducteurs de taxis circulant en ville pour les prendre à bord. Ces derniers, transformés en loups cherchant une proie, consentaient à prendre quatre personnes à raison de 30 à 40 DA la place. Seuls ceux qui connaissent la ville de Bechar ont une idée de l’encombrement que peuvent provoquer les usagers des lignes desservant Bechar-Djedid et Bechar au niveau de l’avenue Slimane Belekhdim. Certains usagers protestent contre le fait qu’ils soient pris en otages pour une question qui pouvait se régler par la communication pure et simple entre les parties concernées. Outré, un vieil homme n’a pu s’empêcher de s’insurger contre les jeunes conducteurs qui le narguaient avec leurs sourires arrogants, en leur disant : «Pourquoi n’avez-vous pas annoncé la grève le matin, au départ de Bechar-Djedid, et pour quelles raisons repartez-vous vides vers le terminus où vous prenez encore des passagers que vous abandonnez délibérément ?» Aucun d’eux ne daignera lui répondre. Messaoud Ahmed
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)