Algérie

Batna. Conflit à l'institut paramédical



Les enseignants de l'institut d'enseignement paramédical de Batna, en grève illimitée depuis le début du mois, sont entrés en conflit direct avec le directeur de l'établissement.Parmi les grévistes, dix enseignants ont été empêchés mardi d'accéder à l'école sur ordre du directeur. Ce dernier aurait profité de l'absence du groupe pour instruire ses agents de sécurité de fermer les accès. «Nous sommes sortis pendant un court moment pour aller au CHU qui se trouve à proximité de l'institut, et à notre retour nous avons été surpris par les portes fermées et le refus de nous laisser entrer», explique Rachid Belkhiri, enseignant et syndicaliste. Les enseignants grévistes qui ont informé le directeur de la santé et de la population de la situation, soulignent qu'ils font acte de présence régulière depuis le déclenchement de leur mouvement qui, faut-il noter, entre dans le cadre de la grève nationale des enseignants paramédicaux.
«C'est une manière de nous humilier, avance un autre enseignant, il veut coûte que coûte casser notre grève. D'ailleurs, il nous a fermé le réfectoire depuis le début de notre action ». «Les gens en grève n'ont pas le droit de quitter le lieux du travail», se défend le directeur de l'établissement Sadek Belaïd. Ils n'ont pas aussi le droit au repas de midi, ajoute-t-il, soulignant qu'il ne reste que huit grévistes récalcitrants et que d'ici dimanche d'autres vont renoncer au mouvement. La grève des enseignants des instituts d'enseignement paramédical fait face à une guerre d'usure engagée par la tutelle pour casser le mouvement. A Batna, le conflit avec la direction vient s'ajouter aux revendications nationales. Il prend en otage quelque 800 étudiants.


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