Réunir pour la première fois en un demi-siècle les internationaux de
l'Ouest constituait une gageure difficile pour les trois animateurs de
l'Amicale. En fait, même si des absences ont été déplorées, on peut dire que
les acteurs les plus représentatifs de l'Ouest ont été fidèles au rendez-vous.
Et aux côtés des historiques de l'équipe du FLN, Amara, Rouaï, Bekhloufi et
Kerroum, toutes les générations étaient bel et bien présentes, ce qui a fait la
joie des photographes.
La conférence en elle-même fut d'un haut niveau de par la qualité des
intervenants et de l'importance du sujet soumis à la réflexion de tout un
chacun. Tour à tour, Fergani, Tasfaout, Attoui, Amara, Bensekrane et Benhamza
(membre du Bureau fédéral) ont débattu les tenants et les aboutissants liés à
la création et au rôle de cette Amicale des anciens internationaux. Fergani a
donné lecture du projet des statuts élaborés par maître Bouabdellah, donnant un
large aperçu des prérogatives de l'Amicale qui sont variées et qui tendront «à
défendre les intérêts matériels et moraux des anciens internationaux». Tasfaout
a fourni pour sa part des explications sur les critères de membre de l'Amicale,
mettant l'accent sur la future licence CAF qui sera introduite l'année
prochaine et qui incitera les techniciens à se recycler. « La balle est dans
notre camp, c'est à nous de prouver notre volonté de progresser ».
Intervenant à son tour, le président de la LRFO, Bensekrane, soulignera
que les portes de la Ligue sont ouvertes à ceux qui voudraient l'intégrer. «On
a besoin de vous, défendez votre dignité et luttez pour recouvrer vos droits de
moudjahidine du football». Lui succédant, Saïd Amara soulignera que le
président Raouraoua veut tendre la main en toute honnêteté aux anciens joueurs
qui pourront intégrer la Fondation de l'équipe du FLN s'ils le désirent». Il
parlera des instructions de la FIFA, du centre de Sidi Moussa et se réjouira de
l'épilogue de l'affaire Belloumi. En conclusion, il dira «qu'il est temps de
corriger l'histoire». Benhamza, membre du Bureau fédéral, affirmera que «la
création de l'Amicale n'est pas une faveur mais une justice pour défendre vos
intérêts. L'Algérie a encore besoin de vous».
Les débats étaient lancés et, tour à tour, Ouanès, Rouaï, Kerroum Tahar,
Bendida, Beddiar et Tlemçani sont intervenus sur différents sujets tous très
importants. Il fut question des stages de recyclage adaptés aux postulants.
Rouai a évoqué le douloureux cas de Mustapha Zitouni, tandis que Attoui fera
état de sa joie de retrouver Bendida, Fréha et Tahar après de nombreuses années.
«L'Amicale peut résoudre les problèmes de tous ceux qui ont donné tant de
joies au peuple algérien», dira-t-il.
De toute évidence, ce colloque constitue une prise de conscience et le
début d'une ère nouvelle, où tous ceux qui ont porté le maillot national
sortiront de l'oubli grâce à cette nouvelle structure qui saura, n'en doutons
pas, défendre leur dignité et leurs légitimes intérêts.
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Posté Le : 25/04/2009
Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com