Algérie

Affaire classée '



Plusieurs jours se sont écoulés depuis l'assassinat et le viol de la jeune Algérienne de 14 ans, Sarah, à  La Mecque, en Arabie Saoudite, et aucune information n'a encore filtré sur les circonstances réelles de la mort de cette ressortissante algérienne. La version donnée par la partie saoudienne selon laquelle la jeune fille se serait jetée du 14 étage de l'hôtel où elle logeait avec sa famille pour échapper à  ses agresseurs qui tentaient de la violer est catégoriquement rejetée par la famille qui lui oppose la thèse de l'assassinat avec préméditation précédé de viol sur la personne de la jeune Algérienne. Alors que les citoyens attendaient une réaction énergique de la part des autorités algériennes face à  ce drame qui a suscité colère et consternation dans l'entourage des pèlerins algériens présents au moment des faits aux Lieux Saints pour accomplir la omra et d'une manière générale par l'opinion algérienne. La seule et unique déclaration est venue du  secrétariat d'Etat chargé de la communauté algérienne à  l'étranger qui a «instruit les autorités consulaires algériennes en Arabie Saoudite  à  suivre ce dossier et faire la lumière sur les circonstances de la mort de la jeune Algérienne». Une réaction toute diplomatique qui cache mal l'embarras de l'Algérie devant ce crime commis contre un ressortissant d'un pays supposé «ami et frère» pour reprendre le jargon officiel et contre l'Islam compte tenu du lieu sacré pour les musulmans où fut perpétré le meurtre. Avec les moyens ultrasophistiqués dont dispose aujourd'hui la police scientifique, l'autopsie est une affaire d'heure. Seule le recours à  ce procédé peut déterminer si la jeune fille a été tuée ou si elle s'est donnée la mort en voulant fuir ses bourreaux. Soucieuses de préserver l'image de paix et de sécurité dans laquelle est supposée baigner le royaume qui accueille chaque année des millions de pèlerins – une manne céleste inespérée qu'elles ne voudraient perdre pour rien au monde – les autorités saoudiennes optent, dans cette affaire,  pour la politique de l'autruche. L'image du royaume,  gardien des Lieux Saints de l'Islam, est fortement ébranlée par cette souillure que vient de subir ce lieu sacré par un acte qui ne doit pas rester impuni pour quelque raison que ce soit. Dimanche, l'agence saoudienne officielle Spa a annoncé l'exécution par décapitation au sabre d'un ressortissant saoudien reconnu coupable de viol. Curieusement quand on lit la dépêche de l'AFP reprenant l'agence saoudienne d'information Spa citant un communiqué du ministère de l'Intérieur on retrouve le même scénario de l'assassinat de la jeune Algérienne tel que décrit  par la famille et les témoins. L'auteur du crime est identifié comme étant un Saoudien «condamné à  mort pour avoir battu et violé une femme, après s'être introduit par la force dans sa maison alors qu'il était en état d'ébriété. Serait-ce un simple hasard si les autorités saoudiennes ont tenu à  rendre publique cette exécution quelques jours seulement après le drame de La Mecque ' S'agit-il de la même affaire ' L'exécution du Saoudien a eu lieu à  Médine, alors que le meurtre de la jeune Algérienne a été perpétré à  La Mecque. La similitude des faits est troublante. La tiédeur avec laquelle les autorités algériennes gèrent ce dossier laisse la porte ouverte à  toutes les supputations.
Si sous d'autres cieux un tel événement aurait mobilisé dans un même élan de réprobation et de colère l'Etat et la société pour élucider le crime et afin que justice se fasse, en Algérie la vie d'un ressortissant algérien est réduite à  un banal fait divers traité à  travers un communiqué officiel sibyllin. Une attitude qui traduit tout l'embarras des autorités algériennes face à  ce drame qui est perçu par les autorités saoudiennes comme une atteinte à  la souveraineté du royaume à  travers la profanation des Lieux Saints de La Mecque où s'est déroulé le viol et le meurtre de la jeune Algérienne. Tout laisse croire que c'est la version officielle saoudienne qui sera privilégiée pour sauvegarder l'image de la sainteté du royaume ; il n' y a eu ni meurtre ni viol. La thèse du suicide ou de l'accident de la jeune fille qui se serait jetée du haut de son hôtel pour échapper à  ses agresseurs semble faire son chemin.  Affaire classée '
 


la justice saoudienne peut dire ce qu elle veut mais nous les algeriens on commence a se douter de la securuté aux lieu saints a cause des canibales de bengladeche et des asiatique.la jeune algherienne a étè sauvagement assassiner.alors merde aux asiatiques tous.
marouani - adm - annaba, Algérie

25/09/2010 - 6884

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