Algérie

76e partie



Résumé : Farid avait finalement confié son secret à sa mère, en lui montrant la photo de sa femme et de sa fille. Cette dernière n'en revient pas de savoir que son fils avait fondé une famille sans qu'elle le sache.Honteux, le jeune homme sort de la pièce et monte sur la terrasse. Il avait le c?ur gros et l'esprit embrouillé. Il se demandait comment il avait pu faire une telle gaffe, et surtout cacher la vérité à sa mère durant toutes ces années.
Sa fille allait sur ses deux ans, et cela faisait déjà trois ans qu'il était marié à Maria !
Il se met à pleurer. Non pas de chagrin, mais de dépit. Sa mère était tellement fière de lui !
Les heures s'égrènent, lentes et silencieuses. Mohamed s'était fait un devoir de narrer à Yasmina les circonstances du mariage de son frère avec cette Italienne. Il ne manquera de lui préciser que Farid regrettait un peu sa bévue, mais qu'au fond, il était tout de même heureux avec sa femme et sa fille. S'il lui avait caché son mariage, c'est pour ne pas la froisser, ou lui causer un choc. Mais en vérité, il souffrait lui aussi de cette situation et ce soir, il était décidé à aller jusqu'au bout. Si elle ne lui pardonnait pas, il quittera définitivement la maison, pour rejoindre sa petite famille à Marseille, et elle ne le reverra plus jamais. Ce qui n'était pas la meilleure solution pour eux tous.
Yasmina avait écouté silencieusement son fils cadet. À la fin du récit, elle contemple longuement la photo qu'elle avait gardée dans sa main et remarque que sa petite fille était adorable dans sa robe blanche et qu'elle avait des traits fins tout comme les siens. Elle sourit à travers ses larmes et Mohamed en profitera pour lancer :
Elle s'appelle Yasmina.
-Hein '
-Elle s'appelle Yasmina, maman. Tout comme toi. Tu vois comme Farid n'est pas aussi ingrat que ça !
Yasmina s'essuie ses joues et se mouche avant de lancer :
-Mohamed... Va chercher ton frère. Il faut absolument que je lui parle.
Mohamed ne se fera pas prier. Il retrouve Farid sur la terrasse et lui rapporte tous les détails. Ce dernier est heureux. Sa mère avait fini par entendre raison. Il pousse un long soupir de soulagement :
-Ouf. Je te dois une fière chandelle mon ami.
Ils redescendirent ensemble et retrouvèrent leur mère. Oubliant son chagrin, Yasmina s'empresse de lancer à Farid :
-Tu fais de moi une grand-mère et je ne connais même pas ma première petite-fille.
Farid lui prend les deux mains et les embrasse :
-Oh maman... Oh maman chérie, je te ramènerai bientôt ma femme et ma fille. Accorde-moi juste ta bénédiction.
Yasmina lui caresse les cheveux :
-Tu es un vilain petit canard, Farid. Mais tu es mon fils, et le c?ur d'une mère ne pourra jamais tenir rancune à sa propre chair. J'ai tant rêvé de te marier et de donner une grande fête. J'ai tant rêvé de voir mes petits-enfants autour de moi dans cette grande maison.
Elle pousse un soupir :
-Quoi qu'il en soit, tu as ma bénédiction mon fils. Que Dieu te protège et oriente tes pas vers le bonheur.
Farid qui était à genoux devant sa maternelle pleurait à chaudes larmes :
-Me pardonneras-tu un jour
maman '
-Je te pardonne mon fils. Nous ne somme pas les forgerons de notre vie. Seul Dieu décide pour nous et nous devons accepter sa volonté.
Les quelques jours de repos touchaient à leur fin.
Farid se sentait soulagé depuis sa confession et Mohamed était heureux à la pensée de reprendre bientôt la mer. Ils avaient apprécié leur séjour au bled et passé d'agréables moments avec leur jeune frère Mouhoub qu'ils affectionnaient énormément.
Ce dernier comme à ses habitudes passait le plus clair de son temps libre à dévorer des livres. Lui aussi rêvait secrètement de prendre la mer, mais pour le moment, il était au lycée, et ses études passaient avant tout.
(À SUIVRE) Y. H.


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