Ain Témouchent - Tariqa Aissaouia


" Notre Thariqa ne peut pénétrer dans un cœur dur, ni dans un corps rebelle, ni dans un esprit inculte ".
Mohamed Ben Aïssa dans son wasiyya, ensemble de conseils.
 
Dans les pays musulmans, il est de coutume que tout personnage religieux dont la réputation s'établit solidement forme une thariqa différente de celle qu'il avait reçue de ses maîtres. Il fait école, groupe autour de lui une foule de disciples et jette ainsi les bases d'une organisation qui se développera et prendra son nom. Comme nous l'avons déjà vu, la thariqa de Mohamed Ben Aïssa découle des doctrines professées par Jazouli. L'enseignement du cheikh al Kamel repose donc sur l'une des chaînes mystiques les moins contestés du soufisme musulman.
La thariqa (voie soufie) Aïssawa est caractérisée par une tolérance telle que l'adepte Aïssawa peut à tout moment renoncer à ses principes et s'affilier à une autre confrérie sans encourir de réprobation. L'affiliation n'exige aucune motivation préparatoire, sans obligations draconiennes. Le moqqadem se doit, au premier abord, d'apprendre au néophyte les sentences du Cheikh Al Kamel, pour aboutir ensuite aux hizbs les plus compliqués. Les femmes y sont admises, et la confrérie est apte à intégrer un certain nombre de pratiques populaires, comme la musique et la danse. L'investiture pour les Aïssawa n'emporte aucun devoir particulier. Il lui bien prescrit d'être régulier dans la récitation du hizb, mais aucune interdiction ne l'empêche d'apprendre et réciter les hizb et qasida des autres confréries. A cet égard, l'Aissawa jouit d'une très grande liberté. Toutes les invocations recommandés par le Cheikh Al Kamel ont été empruntées aux grands maîtres du soufisme, tel Sadili, Ahmad Ghazzali, Junyad.
L'adepte Aïssawa est bien sûr tenu d'observer la loi traditionnelle du prophète. Fidèlement attaché à la Sunna, Mohamed Ben Aïssa la recommande à ses élèves avec insistance. L'affilié Aïssawa se doit d'étudier la théologie et de lire l'ouvrage de doctrine de Jazouli, le " Dalail Al Kheirat ". Sa règle de conduite y est par ailleurs clairement et strictement définie :
- Faire le bien.
- Fuir les libertins.
- Ne pas calomnier.
- Apprendre les sciences utilitaires.
- Observer les règles de politesse.
- S'entourer de gens vertueux et honnêtes.
- Mépriser les richesses.
- Aimer les pauvres.
- Combattre les ennemis de Dieu.
- Respecter tous les saints de l'Islam.
- Ne pas se montrer arrogant ni tyrannique
- Ne pas se montrer suffisant ni dans ses actes ni dans ses paroles.
- Parler avec sagesse.
- Garder le silence pour méditer.
- Juger sainement.
- N'éprouver de joie que pour Dieu, ses Saints et son prophète.
- Faire le Dhikr Allah (récitation du nom de Dieu à l'infini)
 
Le Dhikr Allah 
Fine fleur de la méthode soufie, la répétition du nom d'Allah, le "Dhikr Allah " ("se souvenir de Dieu ") représente dans certaines confréries l'essentiel du rite, la technique unique pour entrer en contact avec le monde d'en haut. Si cette technique est très présente dans les confréries turques (sous le nom de Zikr, silencieux ou non) ce n'est pas le cas au sein de la confrérie des Aïssawa. Cependant, même si l'usage en est restreint, le Dhikr Allah est pratiqué au cours de la première partie de la Lila : c'est par le chant longuement répété "Allah, Allah" que les adeptes divisés en deux demi-choeurs mettent fin à chaque série de qasa'id (poèmes). Or c'est la même formule qui est chantée dans la première partie de la Lila, entre la fin d'un chant et le début d'un autre (cette technique est à rapprocher de la récitation des mantras, formules sacrées du brahmanisme, émanation matérielle du principe divin. " Mantra " est un mot sanskrit signifiant " instrument de pensée " et désignant, dans l'hindouisme et le bouddhisme, une syllabe ou une phrase sacrée dotée d'un pouvoir spirituel. Le plus célèbre mantra est sans aucun doute celui que les mystiques tibétains ont gravé il y a des millénaires sur les roches près des sources d'eau : " Ha - Um - ma - ni - pad - me - Hum ", symbolisant les sept souffles divins incarnés en l'Homme et l'Univers (les deux syllabes Ha et Hum symbolisent quand à elle la dualité masculin/feminin).
Ce qui domine dans la thariqa du Cheikh Al-Kamel c'est l'attention purifiée de toute hypocrisie et l'amour divin "mohabba ", en qui il voit " le degré le plus complet de la perfection ", précisant qu'il y a quatre sortes d'amour: 
1- l'amour par intelligence
L'amour par intelligence ou amour spirituel, c'est l'amour perpétuel de Dieu il donne naissance au désir de se confondre avec l'objet aimé, de le posséder, de le prier.
2- l'amour par le cœur
L'amour par le cœur, qui s'appelle passion, se traduit par de la langueur, des regrets, des lamentations l'oubli du monde, le désir de Dieu.
3- l'amour par 1'âme
L'amour par l'âme se traduit par l'embarras, l'étonnement le regret, les sanglots, la soif, la frénésie, l'anéantissement de soi-même en Dieu, la pauvreté.
4- l'amour mystérieux
L'amour mystérieux ou secret consiste à se renfermer en Dieu, à s'évanouir dans sa louange, par l'étude de soi-même, à s'anéantir clans la contemplation de l'essence de Dieu, de façon à se laisser entièrement absorber dans l'Etre divin. 
 
Chez Ben Aïssa comme chez tous les soufis, c'est peu de dire que l'amour est un concept important. L'amour que porte Dieu aux hommes mais aussi et surtout celui qui pousse le mystique vers Dieu en un désir éperdu de s'anéantir en lui, qui est à la fois le point de départ, le moteur et le guide de toute démarche mystique.
Cette sincérité dans la foi est plus importante que l'œuvre elle-même. Le désir du croyant est de posséder la divinité, d'en être amoureux. Nul doute que Ben Aïssa a été amoureux de Dieu de la même façon, toutes proportions gardées, que le prophète lui-même. Les adeptes Aïssawi se doivent de faire passer l'amour divin avant toute autre considération, dans le but de s'anéantir en Dieu afin de subsister en lui.


bonjour,je vais vous dire que votre trika et fausse fausse;je vous explique,j ai ete a la zaouia + de 20fois,je suis de la commune de remchi,j etais ensorcele par une famille qui habite la commune de MEHREZ je suis venu chez votre zaouia et javais un NIA complette,et les gens qui m ont ensorcelees sont venus aussi,j ai souhaiter aranger les choses et guerire et faire connaitre a ces gens par l aide de la zaouia qu ils sont entrain de me faire du mal...mais votre zaouia na rien fait de bon ni de bien peut etre que j ai pas donner trop d argen a votre chef;..parceque javais pas les moyens grace a aux mal qui m ont fait cet famille de merde qui ne save que et ne connaissent ke la soarseleries.......si vous croyez a DIEU vraiment..ils falait faire klq choses mais se n est pas vos cas parceque maintenant je me suis retrouve en france par la sorceleries et ne me dite pas de ne pas croire a ces choses parceque vous le sachiez mieux que moi.bon.j aime votre zaouia mais jaime pas les monsonges.et vous m avez promis la guerison ..ect.DIEU ET GRAND.et n oubliez pas sidi mhamed el khouane le vrai noble de la region.donnez moi une simple chose de reel pour que je puisse croire a des zaouia.avant je les aimes tous et maintenant je les detestes.porquoi....
moussa - paris
14/12/2007 - 688

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